Selon Abdou Soulèye Diop, vice-président sénégalais de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la principale problématique du Sénégal dans le domaine du secteur privé réside dans l’effet de nombre. En effet, bien qu’il existe des acteurs privés intéressants, leur impact reste limité par rapport à la taille de l’économie nationale.

Par conséquent, aucune dynamique n’a permis jusqu’ici de créer un nombre suffisant de champions nationaux. Le diagnostic de M. Diop, livré dans un entretien paru ce lundi dans Le Soleil, souligne que le Sénégal accuse un retard par rapport à d’autres pays africains. Il cite notamment la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et le Maroc, où « on constate qu’il y a eu de véritables politiques de développement des champions nationaux ».

En d’autres termes, le tissu économique sénégalais n’a pas favorisé l’émergence d’un grand nombre de leaders privés. Ainsi, en termes de volume et d’influence, le secteur privé reste en-deçà des attentes que l’on pourrait avoir pour un pays comme le Sénégal.

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