Plusieurs dizaines de jeunes détenus au Mali ont été libérés en milieu de semaine, dans un contexte marqué par des tensions liées à l’approvisionnement en carburant.
À Niamana, en périphérie de Bamako, une dizaine de jeunes originaires du centre du pays ont été aperçus à leur sortie de détention, selon des témoignages recueillis sur place.
Des détenus libérés dans un état préoccupant
Selon leurs récits, ces jeunes avaient été arrêtés sous des accusations de liens avec des groupes jihadistes.
Certains présentaient un état de santé fragile à leur libération, nécessitant une prise en charge rapide avant leur retour dans leurs localités d’origine.
Une libération liée à un accord sécuritaire ?
D’après plusieurs sources locales, ces remises en liberté s’inscriraient dans un accord entre les autorités de Bamako et des groupes armés.
Cet accord aurait permis l’ouverture d’un corridor sécurisé pour faciliter la circulation des camions-citernes transportant du carburant à travers le pays.
Fin temporaire du blocus sur le carburant
En contrepartie, les groupes armés auraient accepté de lever partiellement le blocus imposé sur le carburant ces derniers mois.
Cette trêve permet désormais :
- la reprise de l’approvisionnement en carburant
- l’amélioration de la situation énergétique
- une relance progressive des activités économiques
Selon certaines sources, cette accalmie pourrait durer jusqu’à la Tabaski, prévue fin mai.
Une position officielle inchangée
Interrogée sur ces informations, une source gouvernementale malienne rappelle la ligne officielle des autorités :
Le Mali affirme ne pas négocier avec les groupes qualifiés de terroristes, malgré les éléments évoquant un arrangement sur le terrain.
