Une attaque meurtrière à Mopti
Le Mali a connu une nouvelle vague d’incidents sécuritaires samedi 7 octobre. Dans la soirée, un groupe de djihadistes affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, lié à al-Qaïda) a attaqué un commissariat de police à l’entrée de Mopti, principale ville du centre du pays.
Vers 22h, les assaillants, arrivés à moto, ont ouvert le feu avant de traverser la ville vers le sud. Les forces de sécurité maliennes ont riposté, provoquant de violents échanges de tirs. Les djihadistes ont ensuite pris la fuite.
Selon des sources locales et sécuritaires, au moins deux personnes ont été tuées, tandis qu’une troisième victime pourrait avoir succombé à ses blessures. Elles se trouvaient dans un bâtiment adjacent au commissariat, visé par erreur.
Un blocus qui se durcit à Kayes et Nioro
Parallèlement, dans le sud-ouest, le Jnim a confirmé la poursuite du blocus imposé depuis une semaine sur Kayes et Nioro du Sahel. Dans une vidéo diffusée samedi, des combattants posent devant un autocar immobilisé et réitèrent leurs menaces. La veille, l’organisation avait relâché six camionneurs sénégalais retenus sur les routes.
Citernes incendiées et circulation bloquée
Au sud-est, près des frontières burkinabè et ivoirienne, les djihadistes ont incendié trois camion-citerne à l’entrée de Sikasso. Cette action s’inscrit dans la stratégie annoncée par le Jnim le 3 septembre, visant à empêcher l’importation de carburant sur l’ensemble du territoire malien.
Entre Zantiguila et Kassela, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Bamako, les djihadistes ont bloqué la circulation pendant plusieurs heures, contrôlant des véhicules avant de laisser repartir les passagers.
Silence des autorités
Jusqu’à présent, ni l’armée malienne ni les autorités de transition n’ont réagi publiquement à ces incidents. Sollicitée, l’armée n’a pas donné suite.
