L’hécatombe de Ngazobil
Dans la nuit du 23 au 24 décembre 2025, un drame survient.
Une pirogue quitte Foundiougne avec près de 200 migrants.
Elle se dirige vers l’Espagne, selon Libération.
Cependant, l’embarcation chavire au large de Ngazobil, près de Joal.
Douze corps sont retrouvés sur la plage.
Les secours sauvent 32 personnes.
Parmi elles figurent 20 Sénégalais.
Cinq Gambiens, dont deux filles, sont recensés.
Sept Guinéens de Conakry, dont quatre filles et un bébé, survivent.
En revanche, plus de 150 passagers restent portés disparus.
Des témoins évoquent des vents violents.
La mer agitée aurait renversé la pirogue.
Réseau démantelé à Saint-Louis
Dans le même temps, les forces de l’ordre agissent à Saint-Louis.
Elles interpellent deux organisateurs présumés.
Il s’agit de Mouhamadou Mballo et Cheikh Tidiane Ba.
Les suspects sont déférés au Pool judiciaire financier.
Ils font face à des charges lourdes.
La justice vise la tentative de trafic de migrants.
Elle retient aussi l’escroquerie et l’association de malfaiteurs.
Selon l’enquête, le réseau disposait d’une logistique structurée.
Il hébergeait des candidats dans plusieurs quartiers.
Khar Yallah et Pikine servaient de bases arrière.
Chaque migrant payait entre 500 000 et 600 000 FCFA.
Les perquisitions livrent des preuves.
La police saisit moteurs, carburant et matériel de navigation.
Une intervention décisive au large de Dakar
Par ailleurs, la Marine nationale évite un nouveau drame.
Le 23 décembre, elle intercepte une pirogue en mer.
Les marins secourent 174 migrants au large de Dakar.
Ces passagers venaient de Gambie.
Ils sont débarqués à la base Amiral Faye Gassama.
Ensuite, les autorités assurent leur prise en charge.
« Barça wala Barsakh », toujours meurtrier
Ainsi, le phénomène « Barça wala Barsakh » continue de tuer.
Malgré les drames, les départs clandestins persistent.
Face à cela, l’État intensifie la lutte contre les réseaux.
