Dakar, 3 mars 2026 – La Brigade des mœurs a interpellé cinq ressortissantes nigérianes, âgées de 20 à 39 ans, à Ngor-Almadies. Les suspectes sont poursuivies pour association de malfaiteurs, traite de personnes et proxénétisme.

Selon des révélations du quotidien L’Observateur, les mises en cause exploitaient illégalement un prétendu salon de massage qui servait en réalité de maison de passe. Les femmes arrêtées ont été identifiées sous les initiales Ch. P. Atanda (31 ans), D. E. Joe (30 ans), E. E. Daniel (39 ans), A.-Ch. Aluma (28 ans) et M. O. Ojo (20 ans).

Un réseau clandestin démantelé

D’après la même source, les suspectes géraient, sous couvert d’une enseigne ouverte sans autorisation, un réseau clandestin. Elles recrutaient de jeunes femmes au Nigeria en leur promettant de faux emplois, avant de les contraindre à la prostitution dès leur arrivée à Dakar.

L’affaire a éclaté grâce au numéro vert de la Police nationale du Sénégal. L’une des victimes, M. O. Ojo, a alerté les autorités en dénonçant la tenancière présumée, Ch. P. Atanda. La géolocalisation a permis aux enquêteurs de localiser un appartement situé au quatrième étage d’un immeuble à Ngor, où trois des suspectes ont été interpellées.

Saisies lors de la perquisition

La perquisition a permis aux policiers de découvrir plusieurs éléments confirmant l’activité illicite. Ils ont notamment saisi du chanvre indien, des préservatifs, des produits et accessoires à caractère sexuel ainsi que diverses substances et matériels liés à l’exploitation du réseau.

L’enquête a également établi que la gestionnaire présumée encaissait directement les revenus issus des passes imposées aux jeunes femmes exploitées.

De lourdes charges retenues

Déférées au parquet, les cinq suspectes font désormais face à de lourds chefs d’accusation : traite de personnes, proxénétisme, association de malfaiteurs, usage collectif de drogue et exercice illégal de la profession de masseuse.

Cette affaire met en lumière la persistance des réseaux de traite de personnes dans la capitale sénégalaise et souligne l’importance des mécanismes d’alerte, notamment le numéro vert de la Police nationale.

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