Une nouvelle vague d’attaques armées a frappé le sud de l’État de Kaduna, au nord du Nigeria.
En trois jours, des hommes armés ont kidnappé au moins 51 personnes et tué trois civils, selon des sources sécuritaires.

Quatre localités ciblées en trois jours

Entre jeudi et samedi, des bandes armées ont attaqué quatre localités du sud de l’État de Kaduna.
Cette zone, majoritairement chrétienne, subit une recrudescence de violences depuis plusieurs mois.

Samedi, à Kasuwar Magani, dans le gouvernement local de Kajuru, les assaillants ont tué trois personnes.
Ils ont également enlevé 38 habitants, dont un imam et quatre membres de sa congrégation.

Le même jour, à Karku, dans le gouvernement local de Kauru, des hommes armés ont kidnappé 11 personnes.
Parmi elles figure le prêtre catholique Nathaniel Asuwaye, de la paroisse de la Sainte-Trinité.

D’autres enlèvements signalés à Kajuru

La veille, des assaillants ont enlevé deux personnes sur la route de Maro, toujours à Kajuru.
Par ailleurs, jeudi, des hommes armés ont attaqué le village voisin de Maro.

Ils y ont détruit plusieurs habitations.
Les autorités n’ont toutefois pas communiqué de bilan humain pour cette attaque.

Aucune de ces opérations n’a été revendiquée.

Une région déjà marquée par des enlèvements massifs

Ces nouvelles violences surviennent après une attaque majeure survenue le 18 janvier.
Ce jour-là, des bandes armées avaient enlevé 183 fidèles chrétiens dans trois églises de Kajuru.

Les ravisseurs avaient agi en pleine messe dominicale.
Depuis, 89 otages ont été libérés vendredi, tandis que les autres avaient retrouvé la liberté auparavant.

Une insécurité persistante au Nigeria

Plus largement, une série d’enlèvements de masse fin 2025 a mis en lumière la gravité de la situation sécuritaire.
En réponse, le président nigérian a déclaré l’état d’urgence.

Il a également lancé un recrutement massif de militaires et de policiers.
Cependant, les violences se poursuivent.

Ces derniers mois, les États-Unis ont critiqué l’incapacité du Nigeria à endiguer l’insécurité.
Le président américain Donald Trump a évoqué une supposée « persécution des chrétiens ».

Toutefois, sur le terrain, les attaques touchent chrétiens et musulmans sans distinction.
Les groupes jihadistes comme les gangs criminels frappent indistinctement les populations.

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