Une attaque armée d’une rare violence a frappé la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, faisant au moins 30 morts. En réaction, les autorités ont instauré un couvre-feu, tandis que la population, en colère, continue de dénoncer l’insécurité persistante dans la région.

Une attaque sanglante en pleine soirée
Des hommes lourdement armés ont ouvert le feu, dimanche 29 mars aux alentours de 20h30, dans un bar situé en périphérie de Jos, capitale de l’État de Plateau. Les assaillants, dont l’identité reste inconnue, ont ciblé une taverne du quartier d’Angwan Rukuba.

L’attaque a causé la mort d’au moins 30 personnes, plongeant la ville dans la stupeur. Dans la foulée, une émeute a éclaté : des habitants ont tenté de poursuivre les assaillants, entraînant la mort de trois autres individus.

Un couvre-feu décrété, mais une colère persistante
Dès le lendemain, les autorités de l’État de Plateau ont décrété un couvre-feu de 48 heures dans la zone touchée afin de prévenir de nouveaux débordements.

Cependant, cette mesure n’a pas suffi à calmer la colère des habitants. En effet, plusieurs dizaines de personnes sont descendues dans la rue pour exiger des actions concrètes contre l’insécurité, allant jusqu’à braver les restrictions imposées.

Des activités paralysées dans une ville sous tension
Face à la dégradation de la situation sécuritaire, l’université de Jos ainsi que plusieurs écoles situées à proximité du lieu de l’attaque ont décidé de ne pas rouvrir leurs portes ce lundi.

Ainsi, la ville reste sous tension, marquée par la peur et l’incertitude après ce drame.

Une région régulièrement secouée par les violences
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de violences récurrentes dans l’État de Plateau, une région souvent en proie à des affrontements intercommunautaires.

Déjà, le 14 mars dernier, des hommes armés avaient tué une vingtaine de personnes et volé du bétail dans cette même zone. Ces épisodes successifs illustrent l’ampleur des défis sécuritaires auxquels les autorités nigérianes doivent faire face.

Dans ce climat tendu, les populations locales réclament désormais des mesures fortes et durables pour mettre fin à ces violences répétées.

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