Le Premier ministre Ousmane Sonko effectuera une visite de terrain ce vendredi 9 janvier 2026.
Il se rendra précisément à l’usine Carrefour Médical, située à Pout, dans le département de Thiès.
Pour cette visite officielle, il sera accompagné de son homologue mauritanien.
Le gouverneur de Thiès, Saër Ndao, a annoncé cette activité en début de semaine.
La visite débutera à partir de 8 heures 30 minutes précises.

La délégation se déplacera sur ce site industriel jugé stratégique.
Elle souhaite apprécier directement les capacités réelles de production de l’usine.
Elle observera également les activités quotidiennes de cette unité spécialisée.
L’usine fabrique principalement des consommables destinés à la dialyse.

Une industrie au service de la souveraineté sanitaire

Carrefour Médical Industrie s’impose comme un acteur clé du secteur de la santé.
L’entreprise milite activement pour la réduction durable des coûts médicaux.
Elle ambitionne surtout de renforcer la souveraineté pharmaceutique du Sénégal.
Son projet vise à transformer la prise en charge des insuffisants rénaux.
Ainsi, elle incarne un espoir concret pour des milliers de patients.

Cette initiative s’inscrit dans une vision nationale plus large.
Le Sénégal cherche désormais à produire localement ses intrants médicaux essentiels.
Cette stratégie vise à réduire la dépendance extérieure persistante.

Un tournant décisif vers l’autonomie en néphrologie

Le pays amorce un virage stratégique dans le domaine de la néphrologie.
L’unité industrielle de Pout pourrait jouer un rôle déterminant.
Elle contribuerait fortement à l’allègement des charges financières publiques.

Le Professeur Abdou Niang souligne un paradoxe préoccupant.
Chaque année, l’État dépense environ 6 milliards de francs CFA.
Pourtant, moins de 1 500 patients bénéficient de soins dans le public.
Cette situation résulte d’une dépendance massive aux importations étrangères.
Les produits proviennent majoritairement d’Europe ou d’Asie.*

La fabrication locale comme solution durable

Selon le Professeur Niang, la production locale représente la meilleure solution.
Elle permettrait d’éliminer les surcoûts liés au transport international.
Elle réduirait également les frais douaniers excessifs.
Il regrette un système qui impose des prix très élevés.
Ces produits contiennent pourtant essentiellement de l’eau et quelques composés chimiques.

Produire sur place permettrait de corriger cette aberration économique.
Cette option mettrait fin à une dépendance jugée excessive.

Un impact social majeur pour les patients

La production locale dépasse largement l’enjeu industriel.
Elle porte surtout un enjeu social majeur pour les populations.
Les experts estiment une baisse des coûts entre 30 % et 40 %.
Cette réduction permettrait d’élargir considérablement la couverture sanitaire.

Aujourd’hui, des centaines de patients restent sans prise en charge.
Le système public manque de ressources suffisantes.
En réduisant le coût des séances de dialyse, l’État pourra agir.
Il intégrera davantage de malades dans le circuit national.
Ainsi, le Sénégal renforcera durablement sa sécurité sanitaire.

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