Le chef de la diplomatie néerlandaise, Caspar Veldkamp, a annoncé sa démission le 22 août, dénonçant l’incapacité du gouvernement à adopter de nouvelles sanctions contre Israël, malgré l’intensification de la guerre à Gaza. L’ensemble des ministres et secrétaires d’État de son parti, le NSC, ont quitté l’exécutif à sa suite.

Un départ fracassant après un Conseil des ministres tendu

« Je rentre chez moi et je vais rédiger ma lettre de démission », a déclaré Caspar Veldkamp à l’issue d’un Conseil des ministres marqué par des débats houleux. Le ministre souhaitait adopter des « mesures significatives » contre Israël, mais ses partenaires de coalition ont refusé d’aller dans ce sens. Déçu, il a choisi de quitter le gouvernement, emmenant avec lui quatre ministres et quatre secrétaires d’État de son parti, le Nouveau Contrat Social (NSC).

Des propositions restées sans suite

Dès juillet, Caspar Veldkamp avait franchi un premier pas en déclarant persona non grata deux ministres israéliens d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich. Il plaidait ensuite pour la suspension de la partie commerciale de l’accord d’association Israël-UE si Tel Aviv persistait à ignorer ses obligations humanitaires à Gaza. Mais son projet de nouvelles sanctions n’a pas obtenu l’aval de la coalition, qui défend une ligne plus prudente.

Un contexte de forte pression populaire

Le ministre démissionne alors que la population exprime massivement son mécontentement face à la politique israélienne. Cet été, deux manifestations massives à La Haye ont rassemblé entre 100 000 et 150 000 personnes, un record aux Pays-Bas depuis vingt ans. La rue réclame une position plus ferme face à la crise humanitaire à Gaza et à la colonisation en Cisjordanie.

Réactions et incertitudes politiques

Le Premier ministre Dick Schoof a dit « regretter profondément » cette démission, affirmant que « tout le monde était prêt à faire des concessions ». Il a néanmoins reconnu la gravité de la situation à Gaza, qu’il a qualifiée de « dramatique ».

Ancien ambassadeur à Tel Aviv entre 2011 et 2015, Caspar Veldkamp a justifié son départ en estimant que ses compétences étaient « trop limitées » pour exercer pleinement sa fonction. Selon lui, « rester aurait été une question de crédibilité ».

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