La hausse du prix du pétrole inquiète les autorités sénégalaises. Face à un baril dépassant 90 dollars, le gouvernement veut anticiper les impacts. Toutefois, la faible capacité de stockage du pays reste un défi majeur.

Le prix du baril a dépassé 90 dollars vendredi 6 mars. Ce niveau n’avait plus été atteint depuis avril 2024.

Dans ce contexte, le Premier ministre Ousmane Sonko a convoqué une réunion spéciale mardi 3 mars. Le gouvernement veut anticiper les effets de cette flambée.

Les autorités assurent vouloir garantir l’approvisionnement du pays en hydrocarbures.

Une capacité de stockage encore faible

Cependant, le Sénégal dispose d’une capacité de stockage limitée. Un décret de 1998 impose aux importateurs un stock de sécurité de 35 jours.

Cette réserve vise à éviter toute rupture d’approvisionnement. Néanmoins, elle reste insuffisante face aux crises prolongées.

Des projets pour renforcer les infrastructures

Pour corriger cette faiblesse, l’État prévoit de nouvelles infrastructures. L’objectif consiste à porter le stock de sécurité à 90 jours.

Une capacité additionnelle de 321 000 m³ est en construction. Elle comprend 310 000 m³ à Sendou-Bargny et 11 000 m³ à Foundiougne.

Ces projets doivent aussi réduire la pression sur le port de Dakar.

La SAR veut couvrir tout le marché

Parallèlement, la Société africaine de raffinage a porté sa capacité à 1,5 million de tonnes. Elle couvre ainsi 40 à 50 % des besoins nationaux.

Le projet SAR 2.0 vise une capacité de 5,5 millions de tonnes. À terme, il devrait satisfaire l’ensemble du marché local.

Toutefois, ce projet reste encore à un stade préliminaire. Ainsi, le Sénégal demeure exposé à une hausse prolongée du pétrole.

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