À Varsovie, plusieurs centaines de personnes ont répondu, samedi 24 août, à l’appel de l’extrême droite souverainiste pour protester contre le pacte migratoire européen et la présence de migrants en Pologne, notamment venus d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Ukraine.
L’immigration au cœur des revendications
Sous le slogan « Le Polonais maître de la Pologne », les manifestants ont dénoncé l’obligation prévue par le pacte migratoire européen, qui entrera en vigueur en 2026, d’accueillir des demandeurs d’asile. Olympia, venue de province pour participer à la mobilisation, estime que la Pologne doit éviter « les problèmes observés en France, en Allemagne ou en Belgique » liés, selon elle, à l’accueil de migrants.
Les Ukrainiens également visés
Si la contestation vise surtout les migrants africains et moyen-orientaux, les 900 000 réfugiés ukrainiens installés en Pologne depuis l’invasion russe de 2022 suscitent aussi des inquiétudes. Certains manifestants affirment craindre une concurrence accrue sur le marché du travail. « L’Ukraine fait près de trois fois la taille de la Pologne, ils peuvent se reloger ailleurs », avance Krzysztof, opposé à leur maintien massif dans le pays.
Une promesse de campagne remise en avant
Le cortège s’est dispersé devant le palais présidentiel, où les manifestants ont rappelé les engagements de Karol Nawrocki. Élu en juin 2025, le président avait promis de mettre fin à l’immigration illégale et d’assurer la priorité des Polonais, notamment face aux réfugiés ukrainiens, dans l’accès aux services publics.
