La Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (Fstrs) durcit le ton. Mécontente de la gestion du ministre Yankhoba Diémé, elle annonce un mouvement de grève dès le 28 mars si ses revendications restent sans réponse.

Une montée de tension dans le secteur

La Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (Fstrs) a franchi un nouveau cap. En effet, elle a déposé mercredi un préavis de grève auprès du ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé.

Ainsi, les 14 syndicats signataires prévoient un arrêt de travail à partir du 28 mars à 00h, pour une durée de 72 heures renouvelable.

Selon Alassane Ndoye, secrétaire général national du Syndicat des travailleurs des transports routiers du Sénégal, la colère du secteur s’explique par un déficit de concertation. De plus, il déplore l’absence de rencontres formelles entre le ministre et les acteurs du transport depuis sa prise de fonction.

Des griefs jugés préoccupants

Par ailleurs, la Fstrs avance une série de revendications précises. Elle réclame notamment :

  • l’annulation de la convocation des 6 886 minicars « Cheikhou Chérifou » pour visite technique à Dakar ;
  • la levée de l’interdiction de circulation entre 00h et 5h pour les transports en commun ;
  • la fin des tracasseries routières systématiques ;
  • la correction des incohérences dans les mutations à la Douane et à la Direction générale des transports routiers ;
  • l’abrogation du décret n°847 du 28 mars 2024.

Selon les syndicalistes, ces mesures traduisent une « désorganisation avancée » du secteur.

Un appel pressant à la concertation

Dans le même temps, Fallou Samb, secrétaire général du Syndicat des professionnels des transports routiers, insiste sur l’urgence du dialogue.

Il rappelle que toute réforme du transport doit intégrer les acteurs de terrain. En outre, il souligne que plusieurs recommandations issues des États généraux du transport restent, selon lui, en attente d’application.

Les professionnels dénoncent également la persistance des tracasseries routières. À les en croire, une part importante de leurs recettes se perd sur les routes avant même l’arrivée à destination.

Vers un bras de fer avec les autorités ?

Enfin, la Fstrs appelle à une mobilisation générale. Elle prévient que le mot d’ordre de grève pourrait être reconduit si aucune réponse satisfaisante n’est apportée.

Néanmoins, les responsables syndicaux affirment demeurer ouverts au dialogue, laissant encore une marge de négociation pour éviter une paralysie du transport routier au Sénégal.

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