Dans le cadre de l’enquête conduite par la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar sur un réseau présumé de rencontres sexuelles clandestines, les déclarations de Zale Mbaye ont apporté de nouveaux éléments sur le fonctionnement interne du groupe et la question du statut sérologique de certains participants.
Des rencontres organisées via des groupes WhatsApp
Confronté aux éléments extraits des téléphones saisis et aux messages interceptés, Zale Mbaye a reconnu l’existence de rencontres organisées depuis au moins deux ans à travers des groupes WhatsApp identifiés sous les appellations « Oubi » et « Yoss ».
Selon ses déclarations rapportées par la presse, certains membres du groupe étaient informés de leur statut sérologique. Il a notamment désigné l’hôtelier Cheikh Ahmadou Guèye, présenté comme jouant un rôle central dans l’organisation des rencontres, aux côtés d’El Hadji Dioum, également cité dans la procédure.
Des aveux sur sa propre situation
Zale Mbaye a également reconnu connaître son propre statut sérologique. Il a admis avoir entretenu des rapports non protégés avec plusieurs partenaires. Ces déclarations constituent un volet important de l’enquête, les autorités cherchant à déterminer d’éventuelles responsabilités pénales liées à la transmission volontaire du VIH.
D’autres personnes citées dans la procédure
Au cours de ses auditions, Zale Mbaye a mentionné plusieurs autres participants présumés, dont Dabakh, employé d’une entreprise locale, ainsi que le tailleur Mansour Baldé, surnommé « Zo ». Fallou Diop figure également parmi les personnes interpellées dans le cadre de cette affaire.
Les investigations, menées avec l’appui de la Section de recherches de Saint-Louis, ont par ailleurs conduit à l’arrestation d’Abdourahmane Cissé, présenté comme un membre influent du groupe.
Une enquête toujours en cours
Les enquêteurs poursuivent l’exploitation des données numériques et les auditions afin d’établir l’étendue exacte du réseau, d’identifier d’éventuels autres participants et de clarifier les responsabilités individuelles dans ce dossier sensible mêlant infractions pénales et enjeux sanitaires.
