La maternité de l’hôpital régional de Saint-Louis traverse une crise sanitaire majeure.
La banque de sang de l’établissement est complètement vide.
Le service reçoit en continu des cas d’hémorragies du post-partum.
Cette pénurie a déjà provoqué le décès de deux jeunes mamans en 48 heures.
Ces décès ne résultent ni d’une erreur médicale ni d’un défaut de soins.
Ils surviennent uniquement à cause de l’absence de poches de sang vitales.
Dans un service obstétrique, chaque minute est cruciale pour sauver la vie.
L’hémorragie du post-partum, une urgence silencieuse
L’hémorragie post-partum est l’une des principales causes de mortalité maternelle.
Elle se définit par une perte sanguine supérieure à 500 ml après l’accouchement.
Si elle dépasse 1000 ml avec signes de gravité, elle devient extrêmement dangereuse.
Même une perte modérée peut être fatale sans transfusion immédiate.
À Saint-Louis, des femmes sont mortes en tentant de donner la vie.
Cette tragédie révèle la fragilité de la chaîne d’approvisionnement en produits sanguins.
Ces produits restent pourtant essentiels pour sécuriser les accouchements à risque.
Mobilisation générale à l’Université Gaston Berger
Face à cette urgence, tous les groupes sanguins sont recherchés activement.
La banque de sang ne dispose d’aucune poche utilisable actuellement.
La Commission sociale, le CROUS et plusieurs amicales d’étudiants en santé réagissent.
Ils organisent une grande journée de don de sang ce vendredi 9 janvier 2026.
L’événement commencera à 9 heures sur le campus de l’Université Gaston Berger.
Chaque don peut sauver la vie d’une mère en détresse.
Les organisateurs appellent la population saint-louisienne à se mobiliser massivement.
Même ceux qui ne peuvent pas donner doivent relayer largement l’alerte.
L’objectif est clair : aucune femme ne doit mourir en donnant la vie à Saint-Louis.

