À Saint-Louis, le ministre de l’Agriculture, Dr Mabouba Diagne, a lancé la campagne de la Saison sèche chaude 2026. La Vallée du fleuve Sénégal, zone stratégique de la riziculture nationale, se positionne en fer de lance de l’ambition d’autosuffisance en riz du pays.
Le Sénégal accélère sa marche vers la souveraineté alimentaire. Samedi à Saint-Louis, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, a donné le coup d’envoi de la campagne de la Saison sèche chaude (SSC) 2026 dans la Vallée du fleuve Sénégal.
Dans un contexte mondial marqué par les crises climatiques, sanitaires et géopolitiques, le gouvernement place la riziculture au cœur de la Vision Sénégal 2050. L’objectif affiché reste clair : réduire la dépendance aux importations et sécuriser durablement l’alimentation des populations.
Zone stratégique, la Vallée du fleuve Sénégal concentre d’importants investissements publics et privés. Elle constitue le socle du contrat-programme Riz 2025-2030, dont la première campagne démarre avec la SSC 2026, afin de moderniser la chaîne de valeur rizicole, de la production à la commercialisation.
Malgré les progrès, le Sénégal importe encore plus d’un million de tonnes de riz blanc par an, une situation jugée coûteuse et risquée par les autorités. Pour y remédier, l’État mise sur une approche intégrée, structurée et durable, portée par le contrat-programme Riz 2026-2030 signé entre le MASAE et le CIRIZ.
Autre enjeu clé : l’écoulement du riz local. Le protocole d’accord signé en novembre 2025 entre les acteurs de la filière, les importateurs, la SAED et le ministère du Commerce vise à sécuriser la commercialisation de la production nationale.
« L’heure est à l’action concertée », a insisté Dr Mabouba Diagne, appelant l’ensemble des acteurs à s’engager pour la réussite de cette campagne, présentée comme un tournant décisif pour l’autosuffisance en riz et la transformation agricole du Sénégal.
