Le Collectif des Impactés du TER s’est fortement mobilisé ce samedi à Sébikhotane.
La rencontre s’est tenue dans le département de Rufisque.
Elle a réuni le député Guy Marius Sagna et Alioune Tine.
Ahmet Ndoye a aussi pris part à la rencontre.
Ainsi, les impactés ont dénoncé le non-respect des engagements de l’État.
Ils ont surtout pointé l’absence d’indemnisation effective.
Une menace pour alerter les autorités
Face à cette situation, le collectif hausse le ton.
Il menace de perturber les Jeux Olympiques de la Jeunesse.
Cette menace vise à faire pression sur le gouvernement.
Macodou Fall a porté ce message avec fermeté.
Selon lui, la mobilisation marque seulement un début.
Ensuite, d’autres actions suivront si rien ne change.
Il annonce des marches et des sit-in prochains.
Ainsi, le collectif veut éviter une crise d’image nationale.
Un combat qui dure depuis presque dix ans
Hamidou Diarra est revenu sur la durée du combat.
Il rappelle presque dix années de promesses non tenues.
Pour cette raison, les impactés se sont rassemblés à Sébikhotane.
Cette localité reste un point central du projet TER.
Or, la deuxième phase du tronçon doit bientôt démarrer.
Donc, le collectif souhaite alerter avant de nouveaux travaux.
Il réclame surtout la résolution des anciennes doléances.
Il évoque dix ans pour la première phase.
Le collectif évoque aussi cinq à six ans pour la seconde.
Le mutisme du gouvernement dénoncé
Hamidou Diarra dénonce également le silence des autorités.
Il parle de nombreuses rencontres sans résultats concrets.
Il cite notamment les échanges avec le DG de l’Apix.
Cependant, les engagements annoncés restent sans suite.
Parfois, les courriers restent sans réponse.
Ainsi, les impactés vivent dans une précarité persistante.
Des revendications multiples et précises
Le collectif formule plusieurs revendications claires.
Il demande la construction d’une gare à Sébikhotane.
Il réclame aussi des passerelles sécurisées.
Ensuite, il exige le paiement des pertes locatives
et demande l’indemnisation des titres fonciers.
Il réclame le relogement des détenteurs de terrains nus.
Il sollicite des surfaces pour les PAP agricoles.
Le collectif exige aussi un accompagnement social durable
et demande l’accélération des sites de recasement.
Ces sites concernent Lac Rose et Yéba.
Enfin, il réclame la délivrance des titres de propriété.
Le soutien politique affirmé
Le député Guy Marius Sagna a exprimé son soutien.
Il qualifie le combat de juste et légitime.
Il affirme sa solidarité envers les impactés.
Selon lui, l’État doit assumer ses responsabilités.
Il rappelle que l’État reste une continuité.
Donc, les nouvelles autorités doivent régler ce dossier.
Il promet d’interpeller le gouvernement.
Il s’engage à défendre les revendications.
Près de 3 000 ménages affectés
Alioune Tine a aussi pris la parole.
Il estime que les maisons auraient dû être livrées avant les travaux.
Selon lui, cette situation reflète une injustice manifeste.
Au total, près de 3 000 ménages sont impactés.
Beaucoup lient leurs difficultés actuelles au TER.
Ils parlent de pertes sociales et économiques.
Des témoignages marqués par la détresse
Awa Ndiaye raconte son emprisonnement.
Elle affirme avoir perdu sa maison.
Elle dit seulement avoir réclamé ses droits.
Un autre membre évoque un conflit familial.
Sa famille croyait à une indemnisation fictive.
Ils l’ont accusé de détournement.
Pourtant, il n’a rien reçu.
Ainsi, les tensions sociales se multiplient autour du projet.

