Le Sénégal et les États-Unis ont conclu un nouveau protocole d’accord visant à renforcer leur coopération dans le domaine de la santé. Cet accord, signé le 13 mars 2026 à Dakar, prévoit un financement global de 90 millions de dollars, soit environ 54 milliards de francs CFA.
Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de plus de vingt ans de coopération sanitaire entre les deux pays et traduit la volonté commune de consolider des systèmes de santé durables et pilotés localement.
Un soutien financier partagé
Dans le cadre de cet accord, les États-Unis, à travers le Département d’État des États-Unis et avec l’appui du Congrès des États-Unis, prévoient de mobiliser jusqu’à 63 millions de dollars sur cinq ans.
Ces ressources serviront notamment à financer des programmes de santé prioritaires, des initiatives de santé numérique ainsi qu’une assistance technique destinée à améliorer les capacités du système sanitaire.
De son côté, le Sénégal s’est engagé à apporter une contribution de 27,3 millions de dollars, afin de renforcer les services essentiels et d’améliorer les systèmes d’approvisionnement, les ressources humaines et les solutions de santé numérique.
Des priorités sanitaires clairement identifiées
Ce protocole d’accord fixe une vision commune axée sur l’amélioration des résultats sanitaires et la prévention des maladies.
Les deux pays ont ainsi identifié plusieurs domaines prioritaires, notamment la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance épidémiologique et la préparation aux épidémies.
Grâce à ce partenariat, les autorités espèrent sauver davantage de vies et consolider les capacités du système de santé sénégalais face aux crises sanitaires.
Une transition progressive vers l’autonomie
L’accord prévoit également une transition progressive de certaines responsabilités du financement américain vers le Sénégal.
Ainsi, certaines charges, comme l’approvisionnement en produits de santé ou le financement des agents de santé de première ligne, seront progressivement assumées par l’État sénégalais sur une période de cinq ans.
Durant la première année, l’accord garantit toutefois le maintien de 100 % du financement destiné aux agents de santé communautaires et aux produits médicaux.
La protection des données garantie
Les autorités précisent que ce protocole d’accord ne transfère pas immédiatement tous les programmes financés par les États-Unis et ne réduit pas l’engagement américain dans le secteur de la santé.
De plus, il ne donne pas aux autorités américaines l’accès aux données privées des patients.
La protection des données médicales demeure ainsi régie exclusivement par la législation du Sénégal.
À travers ce partenariat, les deux pays entendent renforcer la lutte contre les maladies infectieuses tout en soutenant l’objectif du Sénégal de bâtir un système de santé résilient et autonome.

