Réunis à Cotonou, les chefs d’état-major du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la France alertent sur l’expansion du terrorisme en Afrique de l’Ouest et appellent à une coopération renforcée.
Cette rencontre vise à renforcer la coopération entre les trois pays, notamment dans les domaines de la formation, du partage d’expérience et de l’appui stratégique.
Une menace terroriste en expansion
Intervenant après le sommet, Fabien Mandon alerte sur la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel.
Il souligne que les groupes terroristes, autrefois contenus dans cette zone, étendent désormais leur influence vers les frontières de la Côte d’Ivoire et du Bénin.
Selon lui, les récents coups d’État au Burkina Faso, au Niger et au Mali ont contribué à aggraver la situation sécuritaire dans la sous-région.
Des critiques contre certains pays de l’AES
Le chef d’état-major français accuse certains pays de l’Alliance des États du Sahel de diffuser des informations trompeuses sur la situation réelle.
Il affirme que ces pays font face à des crises sécuritaires et économiques profondes, marquées par la persistance d’attaques terroristes et de graves difficultés internes.
Un appel à une réponse coordonnée
Face à ces défis, les responsables militaires insistent sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les États pour contenir la menace terroriste.
Ce sommet marque ainsi une volonté commune d’adapter les stratégies de défense à une menace désormais étendue à l’ensemble de la sous-région ouest-africaine.

