Une découverte capitale à Thiaroye

Récemment, des fouilles archéologiques ont mis au jour des squelettes humains avec des impacts de balles dans le cimetière militaire de Thiaroye, près de Dakar.
Pour la première fois, ces preuves matérielles confirment l’hypothèse d’une exécution massive de tirailleurs africains, survenue le 1er décembre 1944.

« Certains squelettes portent des balles dans la poitrine, de calibres différents », selon une source officielle.

Un récit longtemps contesté

Jusqu’ici, la version française évoquait 35 morts.
Or, plusieurs historiens africains et internationaux avancent un bilan bien plus lourd, pouvant aller jusqu’à 400 victimes.
Ces soldats africains, principalement originaires de l’Afrique de l’Ouest, avaient simplement réclamé leurs soldes après avoir combattu pour la France.

Une initiative politique sénégalaise

Face au silence persistant de Paris, le gouvernement sénégalais a officiellement lancé les fouilles le 19 février 2025.
Par ailleurs, un comité d’experts nationaux a été créé pour produire un rapport complet sur les faits.
Cependant, ce document n’a pas encore été rendu public.

Une reconnaissance tardive et jugée incomplète

En novembre 2024, la France a reconnu le massacre, à la veille de son 80e anniversaire.
Toutefois, cette reconnaissance reste insuffisante pour les familles des victimes, qui attendent des mesures concrètes et l’ouverture totale des archives françaises.

Une volonté de mémoire souveraine

Ainsi, ces fouilles ne sont pas qu’un acte symbolique.
Elles incarnent une démarche politique forte :
Restaurer la dignité des victimes,
Lutter contre l’oubli,
– Et reprendre le contrôle de la mémoire historique face au passé colonial.

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