Une opération menée par la Brigade régionale des stupéfiants (BRS) a permis de démanteler un réseau de distribution de drogues opérant entre Ouest-Foire, Almadies et Ouakam. L’enquête, déclenchée début avril, a abouti à plusieurs arrestations et à la saisie de substances psychotropes, dont du gaz hilarant et des pilules d’ecstasy surnommées « Tik Tok ».

Une opération déclenchée sur renseignement

Tout commence le 1er avril 2026, lorsqu’un renseignement cible un appartement meublé à Ouest-Foire. Les agents de la BRS mettent alors en place un dispositif de surveillance nocturne.

Le lendemain, aux environs de 13h30, ils passent à l’action et investissent les lieux. Deux individus sont surpris en pleine consommation, alors qu’ils s’apprêtaient à réceptionner une nouvelle cargaison.

Saisie de drogues et interpellations

La fouille de l’appartement ainsi que d’une Toyota Corolla présente sur place permet de découvrir :

  • 14 bonbonnes de protoxyde d’azote (gaz hilarant)
  • une boule de haschich
  • une pilule d’ecstasy
  • 5 grammes de cocaïne
  • deux téléphones portables

Les deux suspects sont immédiatement placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, détention et trafic de drogues.

Une fournisseuse arrêtée près d’un lycée

Les investigations permettent rapidement de remonter jusqu’à la source d’approvisionnement : une femme domiciliée à Ouakam.

Malgré des tentatives pour dissimuler son adresse, elle est interceptée alors qu’elle s’apprêtait à livrer de la cocaïne aux abords d’un lycée de la zone, un élément qui a particulièrement alerté les enquêteurs.

Un stock important de pilules « Tik Tok »

La perquisition menée à son domicile révèle l’ampleur du trafic. Les agents saisissent :

  • 240 comprimés d’ecstasy (couleurs orange, rouge et violette), surnommés « Tik Tok »
  • trois sachets de poudre suspecte envoyés en analyse
  • une somme d’argent
  • deux téléphones portables

Lors de son audition, la suspecte reconnaît être la propriétaire des produits.

Un réseau structuré démantelé

Placée en garde à vue pour association de malfaiteurs, détention et trafic international de stupéfiants, elle vient compléter le dispositif judiciaire déjà engagé contre les premiers suspects.

Cette opération met en lumière l’existence d’un réseau structuré opérant dans plusieurs quartiers de Dakar, avec des circuits de distribution ciblant notamment des zones sensibles.

Une vigilance renforcée des autorités

Ce coup de filet illustre la montée en puissance des services spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au Sénégal.

Il souligne également les risques croissants liés à la circulation de nouvelles substances, notamment auprès des jeunes, et la nécessité d’une vigilance accrue autour des établissements scolaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *