En octobre 2025, Cheikh Touré, jeune footballeur sénégalais de 20 ans, a perdu la vie à Kumasi, au Ghana, dans des circonstances troublantes. Le jeune sportif pensait transiter par ce pays avant de rejoindre un club prometteur au Maroc. Trois mois plus tard, l’enquête judiciaire progresse de manière significative.

Selon Libération, les investigations ont désormais « formellement établi » l’implication de plusieurs responsables de la structure Qnet, parmi lesquels figurent un chef de réseau burkinabé et ses complices sénégalais. Les enquêteurs mettent ainsi au jour un système organisé de recrutement frauduleux ciblant de jeunes footballeurs.

Dans ce cadre, Kadhim Ndiaye, dit Bamba, et Mamadiang Kane, alias Momo, deux présumées victimes, ont été auditionnés. Ils expliquent qu’un ressortissant sénégalais vivant au Ghana leur avait promis une intégration dans une école de football. Toutefois, une fois sur place, le discours change brutalement : les jeunes apprennent qu’ils doivent d’abord travailler pour Qnet et recruter d’autres Sénégalais.

Par ailleurs, les témoignages recueillis décrivent un réseau structuré, fondé sur la menace, l’intimidation et une forte pression psychologique. Concernant le décès de Cheikh Touré, les ravisseurs se seraient contentés d’annoncer la nouvelle aux deux jeunes avant de leur montrer une photo glaçante où le footballeur apparaît inerte sur un lit.

Ensuite, les bourreaux auraient transféré Momo et Bamba en Côte d’Ivoire, avant de les abandonner avec une faible somme d’argent. Grâce à l’aide d’une ressortissante sénégalaise suivant l’affaire, ils parviennent finalement à rejoindre Bamako, où l’Ambassade du Sénégal au Mali assure leur prise en charge.

À ce stade de la procédure, les enquêteurs disposent de plusieurs éléments techniques, notamment des photos et des données extraites des téléphones des victimes. Ces pièces devraient permettre de reconstituer précisément le déroulement des faits et d’identifier l’ensemble des responsables impliqués dans ce drame.

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