La région de Kolda affiche un taux de prévalence du VIH de 1,5 %.
Ce niveau reste cinq fois supérieur à la moyenne nationale.
Ainsi, Kolda demeure l’un des principaux foyers de l’épidémie au Sénégal.
Face à cette réalité, les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme.
Elles appellent à une mobilisation urgente des acteurs locaux et privés.
Une Journée mondiale du Sida marquée par l’inquiétude
La Journée mondiale de lutte contre le Sida a pris une dimension particulière à Kolda.
Les messages de sensibilisation ont révélé une situation préoccupante.
Le Dr Thierno Chérif Sy a livré un constat sans détour.
Il reconnaît une baisse historique de la prévalence régionale.
Cependant, il souligne un écart toujours important avec la moyenne nationale.
Le dépistage avancé au cœur de la stratégie
Le Dr Sy place le dépistage au centre de la riposte.
Il privilégie une approche active tournée vers les populations.
Les structures sanitaires doivent se rapprocher des communautés.
Cette méthode cible surtout les zones rurales et isolées.
Les élus locaux et le secteur privé restent des partenaires clés.
Le soutien des collectivités et des entreprises
L’appui financier local peut renforcer les activités de dépistage.
Les communes peuvent soutenir l’acquisition d’unités mobiles.
Les entreprises peuvent financer des campagnes communautaires ciblées.
Ces efforts faciliteraient l’accès aux tests pour les populations vulnérables.
Des contraintes techniques persistantes
Le système sanitaire de Kolda fait face à des limites importantes.
Le suivi de la charge virale reste difficile.
L’appareil disponible à Vélingara possède une capacité insuffisante.
Cette situation ralentit l’évaluation des traitements.
Certains patients doivent attendre ou se déplacer loin.
Une région transfrontalière sous pression sanitaire
La position géographique de Kolda complique la prise en charge.
La région accueille de nombreux patients venus des pays voisins.
Cette solidarité médicale reste nécessaire et humanitaire.
Cependant, elle complique le suivi épidémiologique régional.
Elle rend aussi la collecte de données plus complexe.
Les patients perdus de vue, un défi majeur
Les autorités sanitaires s’inquiètent des patients perdus de vue.
Certains malades abandonnent le traitement après l’avoir commencé.
Cette situation concerne un nombre important de personnes suivies.
Elle augmente les risques de résistance aux antirétroviraux.
Elle favorise aussi la transmission du virus.
Vers une réponse multisectorielle durable
Le Dr Sy appelle à une réponse collective et coordonnée.
Le secteur de la santé ne peut agir seul durablement.
Les élus doivent intégrer la lutte contre le VIH dans leurs budgets.
Le secteur privé doit soutenir les campagnes de prévention.
Les partenaires doivent renforcer les équipements médicaux régionaux.
Un enjeu national de santé publique
La lutte contre le VIH à Kolda concerne tout le Sénégal.
Réduire la prévalence régionale protégerait les acquis nationaux.
Agir efficacement dans le Fouladou renforcerait la sécurité sanitaire.
Cette bataille locale représente un enjeu national majeur.
