Invité de la matinale de la TFM, mercredi, l’ancien ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a évoqué la situation du VIH au Sénégal. Il a avancé des données qu’il attribue à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), notamment sur la prévalence à Dakar. Ses déclarations ont suscité des réactions et relancé le débat sur l’usage des statistiques sensibles.

Des chiffres avancés en direct

Au cours de son intervention, Aly Ngouille Ndiaye a affirmé qu’un rapport de l’ANSD ferait état d’une forte prévalence du VIH à Dakar. Selon lui, « près de la moitié des homosexuels vivant à Dakar seraient porteurs du VIH ».

Il a également déclaré que cette communauté représenterait « environ 27 % des cas enregistrés au niveau national ». Il n’a toutefois pas précisé la période couverte par le rapport évoqué. Il n’a pas non plus détaillé la méthodologie utilisée pour produire ces données.

Un débat sur l’interprétation des statistiques

Ces déclarations, prononcées en direct, ont immédiatement relancé le débat sur la fiabilité et l’interprétation des chiffres liés aux populations clés dans la riposte au VIH/Sida.

En effet, les données concernant certaines catégories de population exigent des précautions méthodologiques strictes. Elles nécessitent aussi une communication rigoureuse afin d’éviter toute confusion ou instrumentalisation.

Appel à la prudence et à la non-stigmatisation

De leur côté, les autorités sanitaires et les acteurs engagés dans la lutte contre le VIH rappellent régulièrement l’importance d’une approche fondée sur des données vérifiées et contextualisées.

Ils insistent sur la nécessité d’éviter toute stigmatisation. Ils soulignent également que la prévention efficace repose sur des stratégies ciblées, construites à partir d’analyses scientifiques solides et partagées.

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