Les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme face à une baisse inquiétante du suivi médical des personnes vivant avec le VIH. En cause : un climat de tension qui dissuade certains patients de se rendre dans les structures de soins
Un décrochage préoccupant du suivi médical
Selon plusieurs sources, de nombreux patients ne se présentent plus aux consultations et cessent de récupérer leurs traitements antirétroviraux.
Ce phénomène de rupture dans le suivi inquiète fortement les spécialistes, qui constatent une baisse significative de l’adhésion aux soins, pourtant essentielle dans la lutte contre le VIH.
Des risques sanitaires majeurs
Les médecins mettent en garde contre les conséquences directes de cette situation :
- une dégradation de l’état de santé des patients
- un risque accru de complications graves
- une possible reprise de la transmission du virus
L’arrêt des traitements antirétroviraux peut en effet entraîner une augmentation de la charge virale, rendant les personnes concernées plus vulnérables et potentiellement plus contagieuses.
Un climat qui freine l’accès aux soins
Les spécialistes pointent du doigt un contexte de tensions et de répression visant certaines communautés, qui créerait un climat de peur.
Ce climat pousserait certains patients à éviter les structures de santé, par crainte de stigmatisation ou de conséquences sociales.
Des acquis menacés
Le Sénégal a réalisé ces dernières années des avancées notables dans la prise en charge du VIH, notamment grâce à l’élargissement de l’accès aux traitements.
Cependant, cette dynamique pourrait être remise en cause si le décrochage actuel se poursuit.
Un appel à des mesures urgentes
Face à cette situation, les professionnels de santé appellent les autorités à :
- garantir un accès sécurisé et confidentiel aux soins
- rassurer les patients
- renforcer les campagnes de sensibilisation
- maintenir la continuité des traitements
L’objectif est clair : éviter une résurgence de l’épidémie et préserver les progrès déjà accomplis dans la lutte contre le VIH au Sénégal.
