Alors que le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, Déthié Fall, multiplie les descentes sur le terrain pour inspecter l’état d’avancement des travaux, notamment sur l’axe Kédougou–Saraya–Massala, Alioune Tine a tenu à apporter un éclairage sur la posture attendue au sommet de l’État.
Le fondateur d’Afrikajom Center s’est exprimé sur cette dynamique, entre reconnaissance de l’engagement ministériel et appel à une redéfinition du rôle stratégique du ministre.
Un engagement salué sur le terrain
Alioune Tine a d’abord rendu hommage à l’implication personnelle de Déthié Fall. Il a salué « l’énergie, la forme et surtout la rigueur du ministre des Infrastructures, présent sur tous les chantiers ». À ses yeux, cette présence régulière traduit un sens élevé du devoir et une volonté manifeste de suivi des projets structurants.
Pour le défenseur des droits humains, ces qualités confirment le profil d’un « cadre de conception » exceptionnel, capable de comprendre les enjeux techniques et institutionnels liés aux grandes infrastructures.
Une limite à ne pas franchir dans l’exercice ministériel
Toutefois, Alioune Tine a tenu à nuancer son propos en formulant une critique sur la nature même des responsabilités ministérielles. Selon lui, les fonctions régaliennes d’un ministre ne peuvent se limiter à des visites de chantiers, aussi importantes soient-elles.
Il estime que ce type de missions correspond davantage au rôle d’un Directeur national, chargé du suivi opérationnel quotidien, qu’à celui d’un membre du gouvernement appelé à définir les orientations stratégiques.
Un appel à recentrer l’action au sommet de l’État
Pour Alioune Tine, le ministre doit surtout incarner la vision, la planification et la coordination globale des politiques publiques en matière d’infrastructures et de transport. Il plaide ainsi pour une meilleure articulation entre la présence sur le terrain et l’exercice des responsabilités stratégiques au sommet de l’État.
Ce rappel, loin de remettre en cause l’engagement de Déthié Fall, vise selon lui à souligner l’importance d’un équilibre entre action opérationnelle et pilotage politique, afin de garantir l’efficacité et la cohérence de l’action gouvernementale.
