«Un proche m’a jointe au téléphone»
« Du fait des tensions qu’il y a tout le temps dans la commune, mon fils avait trouvé plus juste de m’éloigner un peu pour me permettre de vivre dans la quiétude. Il a un peu hésité avant de me dire que mon fils Moustapha qui est mon troisième enfant, a été poignardé et qu’il est sur le point d’être évacué à l’hôpital de Pikine».
«Je n’ai cessé de prier pour mon fils»
«J’ai immédiatement rejoint la maison familiale où, en compagnie de ma grande sœur, nous avons affrété un taxi pour nous rendre à l’hôpital. Dans le quartier, quand j’ai vu des gens détourner leur regard pendant qu’on affrétait un taxi, j’ai soupçonné qu’ils me cachaient quelque chose et que ce qui est arrivé à mon fils est assez grave. » «À notre arrivée à l’hôpital, le médecin a d’abord refusé de me laisser voir mon fils. Lorsque j’ai insisté, il m’a laissée entrer dans la salle où mon fils qui était allongé sur un lit, recouvert d’un drap.
J’ai alors vu que mon fils était mort. Je suis restée figée devant le corps de mon fils. Voir son fils dans cet état est difficile à supporter. » .
