Une vive controverse secoue la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) après des déclarations publiques du journaliste Thierno Niang, qui s’en est pris au directeur général de l’institution, Pape Alé Niang, l’accusant de bénéficier de privilèges jugés excessifs dans un contexte de difficultés internes.
Le climat social au sein de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) connaît une nouvelle zone de turbulence. Le journaliste Thierno Niang a récemment lancé de sévères critiques à l’endroit du directeur général de la RTS, Pape Alé Niang, l’accusant de jouir d’avantages qu’il estime indus au regard de la situation de nombreux agents de l’entreprise publique.
Dans ses déclarations, Thierno Niang affirme que le directeur général disposerait de deux bureaux, dont l’un d’une superficie d’environ 150 m², ainsi que de plusieurs véhicules de fonction. Il avance également que Pape Alé Niang percevrait un salaire mensuel dépassant les 5 millions de francs CFA, évoquant même le chiffre de 6 millions de francs CFA. Des avantages qu’il juge difficiles à justifier, alors que, selon lui, une partie du personnel ferait face à des retards de paiement et à des conditions de travail précaires.
Le journaliste dénonce ce qu’il considère comme un décalage profond entre le train de vie de la direction et les réalités quotidiennes des agents. « Il est inacceptable que certains vivent dans l’opulence pendant que d’autres peinent à joindre les deux bouts », laisse-t-il entendre, appelant à plus de transparence et d’équité dans la gestion des ressources de l’entreprise publique.
Pour l’heure, ces accusations n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part de la direction de la RTS. Aucun démenti ni clarification publique n’a encore été apporté par Pape Alé Niang ou par l’administration de l’institution concernant les chiffres et avantages évoqués.
Cette sortie médiatique relance néanmoins le débat sur la gouvernance des entreprises publiques, la gestion des privilèges au sommet de l’administration et les tensions sociales persistantes au sein de certains médias d’État. En attendant d’éventuelles réactions officielles, la polémique continue d’alimenter les discussions dans le paysage médiatique et sur les réseaux sociaux.
