Une opération menée dans la discrétion, selon le député
En tournée politique, Thierno Alassane Sall a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de tentative de dissimulation autour de l’achat de véhicules à l’Assemblée nationale. Selon le leader du parti La République des Valeurs, le président de l’institution, El Malick Ndiaye, aurait volontairement orchestré l’opération « entre le 31 décembre et les matchs des Lions » afin de détourner l’attention de l’opinion publique.
D’après le député, la communication officielle est intervenue tardivement et après la polémique, renforçant les soupçons autour de cette acquisition.
Un silence jugé suspect
Thierno Alassane Sall affirme avoir volontairement observé un délai de trois à quatre jours avant de réagir publiquement. L’objectif, explique-t-il, était de voir quelle information serait communiquée aux Sénégalais.
Cependant, face à ce qu’il décrit comme une absence de transparence et une volonté manifeste de camouflage, le député dit avoir décidé de rompre le silence à travers une publication sur les réseaux sociaux.
Des zones d’ombre sur le coût et le financement
Au cœur de ses préoccupations figurent plusieurs interrogations majeures. Thierno Alassane Sall exige ainsi des explications claires et détaillées sur :
- le coût exact des véhicules,
- leur type,
- le concessionnaire retenu,
- ainsi que les modalités de financement.
Il rejette par ailleurs les justifications avancées par la présidence de l’Assemblée nationale, estimant que la procédure budgétaire suivie serait irrégulière.
Une procédure budgétaire contestée
Selon le député, le budget n’aurait pas été voté conformément au règlement intérieur. Il dénonce un processus qu’il juge confisqué par un cercle restreint, sans véritable débat au sein de la commission des finances.
Or, rappelle-t-il, les textes imposent un examen détaillé des investissements, des recrutements et des autres dépenses, ce qui n’aurait pas été respecté dans ce cas précis.
Conditions de travail des députés : un paradoxe dénoncé
Dans le même élan, Thierno Alassane Sall soulève la question des conditions de travail des parlementaires. Il déplore notamment l’absence d’assistants parlementaires, pourtant essentiels à l’exercice du mandat.
Dans le même temps, il critique le recrutement de chargés de mission à caractère politique par le président de l’Assemblée nationale, une situation qu’il juge incohérente et injustifiée.
La procédure d’urgence remise en cause
Autre point de friction : le recours à une procédure d’urgence. Pour le député, cet argument ne tient pas. « Une urgence étalée sur une longue période perd tout son sens », martèle-t-il, mettant en doute la crédibilité de cette justification.
Une conférence de presse annoncée
Face à ce qu’il considère comme une affaire opaque, Thierno Alassane Sall annonce que les cadres de son parti tiendront prochainement une conférence de presse. L’objectif : éclairer l’opinion publique et exiger des comptes sur la gestion des fonds de l’Assemblée nationale.
