Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) a vivement réagi aux déclarations du député Cheikh Bara Ndiaye. Ses propos, tenus sur Seneweb, sont jugés diffamatoires par le patronat de la presse.
Des accusations rejetées par le patronat
Dans un communiqué signé par son président, Mamadou Ibra Kane, le Cdeps condamne des déclarations faites le 13 janvier 2026. Le député affirme que Farba Ngom serait à l’origine de la « Journée sans presse » du 13 août 2024. L’organisation dément formellement et dénonce une accusation sans preuve.
Une mobilisation indépendante des médias
Le Cdeps rejette tout lien entre cette journée de protestation et l’arrestation de Farba Ngom en février 2025. Il rappelle que la Journée sans presse résultait d’une décision souveraine des médias. L’objectif était de dénoncer des atteintes répétées à la liberté de la presse.
Selon le communiqué, ces affirmations relèvent de la manipulation des faits.
Une presse sous pression
Cette sortie intervient dans un climat de fortes tensions entre l’État et les médias privés. Le Cdeps évoque une crise marquée par des difficultés financières et administratives. Il cite des poursuites fiscales ciblées et le gel de comptes bancaires. Il dénonce aussi le non-paiement des créances publiques.
Le patronat évoque également des coupures de signaux et des restrictions d’accès aux événements officiels.
Une réponse judiciaire annoncée
Face à ce qu’il considère comme une campagne de discrédit, le Cdeps envisage une action en justice. Une plainte contre le député est à l’étude.
Mamadou Ibra Kane appelle enfin les professionnels des médias à l’unité. Il souligne que la presse indépendante reste un pilier de la démocratie sénégalaise.
