Le gouvernement du Sénégal engage une réforme majeure du secteur privé de la santé.
Les autorités annoncent une révision des tarifs pratiqués dans les cliniques privées.
Une réforme tarifaire officiellement enclenchée
Le secteur privé de la santé pourrait connaître un tournant décisif.
Ainsi, le ministre de la Santé, Dr Ibrahima Sy, a fait l’annonce officielle.
Il s’exprimait lors du premier congrès de la médecine privée au Sénégal.
Selon lui, la révision des tarifs figure désormais parmi les priorités de l’État.
Une nouvelle nomenclature bientôt opérationnelle
D’abord, le ministre a confirmé la finalisation de la nomenclature générale des actes professionnels.
Ensuite, il a précisé que les autorités attendent un décret d’approbation.
Ce texte permettra de rendre la nouvelle grille tarifaire pleinement fonctionnelle.
À terme, cette réforme vise une meilleure régulation des coûts des soins.
Le secteur privé, partenaire stratégique de l’État
Par ailleurs, Dr Sy a rappelé la place centrale du privé dans le système sanitaire.
Selon lui, ce secteur représente 45 % de l’offre nationale de soins.
Il contribue ainsi à réduire les évacuations sanitaires.
Cette performance repose sur la diversité des services et des spécialités proposées.
Des réformes structurelles encore en attente
Dans la même dynamique, le ministre a évoqué plusieurs chantiers en cours.
Il a cité le code de la santé et la carte sanitaire.
Il a également mentionné la réforme hospitalière intégrant le privé.
Toutefois, ces initiatives attendent encore un arrêté ministériel pour leur mise en œuvre.
Des difficultés persistantes pour les acteurs privés
Cependant, le ministre a reconnu les obstacles auxquels fait face le secteur.
Il a notamment évoqué l’accès limité au financement.
Il a aussi souligné les défis liés à la fiscalité et aux médicaments.
À cela s’ajoutent les contraintes réglementaires et la formation continue.
Investissements freinés et emplois menacés
Sur le plan économique, Dr Sy a pointé un manque de réformes ambitieuses.
Cette situation freine la construction d’hôpitaux privés de niveau 3.
Pourtant, le secteur privé emploie environ 35 000 agents.
Il demeure ainsi un important pourvoyeur d’emplois.
Les médecins privés réclament une meilleure reconnaissance
De son côté, le président du Syndicat des médecins privés, Dr Abdou Kane Diop, a pris position.
Il a appelé à redéfinir l’image de la médecine privée.
Selon lui, cette pratique reste injustement perçue comme uniquement lucrative.
Vers une intégration renforcée public-privé
Enfin, Dr Kane Diop a plaidé pour une inclusion totale du secteur privé.
Il estime que la souveraineté sanitaire passe par cette quasi-fusion.
Il a aussi dénoncé l’absence de régulation entre tiers-payants et prestataires.
Selon lui, les rémunérations restent figées depuis plusieurs décennies.
Une réforme attendue par les patients
En définitive, l’État et les acteurs privés poursuivent un objectif commun.
Ils veulent renforcer l’accessibilité et l’équité des soins.
Cependant, en attendant l’application des textes, la prudence reste de mise.
Comme le résume le secteur, les patients doivent surtout préserver leur santé financière.
