Au lendemain du décès d’Abdoulaye Ba, survenu le 9 février 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Seydi Gassama revient sur une série de drames enregistrés dans les universités sénégalaises depuis plus de deux décennies. Il met en cause les interventions des forces de sécurité sur les campus et appelle à des mesures fortes pour éviter de nouveaux drames.
Une série de décès sur fond d’interventions sécuritaires
Seydi Gassama dresse une liste de plusieurs étudiants décédés lors d’événements impliquant les forces de l’ordre dans des espaces universitaires.
Il cite notamment Balla Gaye, décédé le 31 janvier 2001 à l’UCAD, puis Bassirou Faye, mort le 14 août 2014 dans la même université.
Il évoque également Fallou Séne, tué le 15 mai 2018 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, ainsi que Alpha Yoro Tounkara et Prosper Clédor Senghor, tous deux décédés en février 2024 à l’UGB.
Selon lui, ces décès présentent un point commun : ils surviennent à la suite d’interventions policières ou de la gendarmerie à l’intérieur des campus.
Une critique de l’usage de la force
Seydi Gassama affirme que les autorités académiques sollicitent souvent l’intervention des forces de sécurité lors de mouvements estudiantins. Il estime toutefois que les forces déployées utilisent, dans certains cas, une force disproportionnée, parfois létale.
Pour lui, la répétition de ces drames révèle un problème structurel dans la gestion des crises universitaires. Il considère que la présence armée sur les campus doit rester strictement encadrée et proportionnée.
Des sanctions réclamées
Afin de prévenir de nouveaux drames, Seydi Gassama appelle les autorités à prendre des sanctions administratives immédiates contre les gradés responsables d’opérations ayant entraîné mort d’homme.
Il plaide également pour une réforme des protocoles d’intervention dans les universités. Selon lui, les autorités doivent privilégier le dialogue, la médiation et des dispositifs non létaux pour encadrer les manifestations estudiantines.
Dans un contexte marqué par l’émotion suscitée par le décès d’Abdoulaye Ba, ce nouvel appel relance le débat sur la sécurité dans les universités et la responsabilité des acteurs impliqués.
