Les autorités militaires israéliennes élèvent leur niveau d’alerte et envisagent désormais le scénario d’une confrontation ouverte avec l’Iran. L’état-major redoute une erreur d’appréciation de Téhéran susceptible de déclencher une escalade militaire, alors que les tensions régionales restent vives.
Un risque de « mauvais calcul »
En Israël, l’armée maintient un niveau d’alerte maximal. Les responsables sécuritaires craignent qu’un « mauvais calcul » de Iran ne provoque une attaque préventive, soit directement par la République islamique, soit par l’intermédiaire de ses alliés régionaux, notamment les Houthis au Yémen ou certaines milices irakiennes.
Pour l’heure, la défense passive n’a transmis aucune nouvelle directive à la population. Toutefois, la fébrilité gagne les cercles sécuritaires et politiques, conscients du risque d’embrasement.
Neutraliser la menace au nord
Sur le terrain, l’armée israélienne intensifie ses actions préventives. Selon des renseignements militaires relayés par des médias locaux, des officiers des Gardiens de la Révolution iraniens auraient pris une part active dans la reconstruction de l’arsenal balistique du Hezbollah.
Dans ce contexte, les frappes massives menées à Baalbek visent à entraver ces efforts de réarmement. Les autorités israéliennes cherchent ainsi à paralyser le front nord et à réduire la capacité de nuisance du Hezbollah avant toute évolution majeure.
Anticiper une offensive contre le programme nucléaire iranien
Par ailleurs, les responsables israéliens estiment qu’ils doivent affaiblir les positions pro-iraniennes avant une éventuelle action de United States contre le programme nucléaire iranien.
En parallèle, Israël s’apprête à déployer un nouveau système de défense antirouquettes et drones basé sur la technologie laser. L’armée affirme que cet équipement renforcera significativement sa capacité à contrer toute tentative d’escalade majeure.
Ainsi, entre dissuasion et préparation active, Israël ajuste sa posture stratégique face à un scénario de confrontation directe avec Téhéran.
