Le ministère de l’Éducation nationale acte une réforme majeure du système éducatif. Dès la session 2026, le concours d’entrée en classe de Sixième disparaît au profit d’un dispositif jugé plus inclusif et conforme à la scolarité obligatoire.
Une réforme structurelle du système éducatif
Désormais, le concours d’entrée en classe de Sixième appartient au passé. Dans une note adressée aux Inspecteurs d’Académie (IA), l’autorité éducative officialise sa suppression à compter de la session 2026.
En effet, le ministère de l’Éducation nationale (MEN) présente cette mesure comme un tournant majeur. Selon lui, la réforme vise à rendre le système éducatif « plus équitable, plus inclusif et plus démocratique », conformément aux exigences de la scolarité obligatoire.
Une décision inscrite dans la Directive n°14
Par ailleurs, cette suppression s’inscrit dans la mise en œuvre de la Directive n°14. Celle-ci a été adoptée lors du Conseil interministériel consacré à la préparation des examens et concours de 2025.
Concrètement, la directive prévoit à la fois la fin du concours d’entrée en Sixième et la réorganisation de la gestion du Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) dans les centres.
Le CFEE maintenu, mais réaménagé
Ainsi, l’accès en classe de Sixième ne dépendra plus d’un concours national. Toutefois, le CFEE est maintenu. Il sera désormais administré directement dans les centres, avec un encadrement administratif renforcé.
Dans sa correspondance, le MEN demande aux inspecteurs de prendre « toutes les dispositions utiles » afin d’assurer une mise en œuvre rigoureuse de la réforme dans leurs circonscriptions respectives.
Des mesures d’accompagnement attendues
En outre, plusieurs actions prioritaires sont attendues sur le terrain. Les inspections devront notamment :
- développer des stratégies de communication et de sensibilisation auprès des acteurs et partenaires de l’école ;
- réaliser un état des lieux des établissements et des besoins en personnel du moyen ;
- mettre en place un dispositif de soutien pédagogique pour les candidats au CFEE ;
- élaborer, avec les principaux de collège, un mécanisme facilitant la transition entre le CM2 et la Sixième.
Ces mesures visent à garantir une transition fluide vers le nouveau dispositif.
Des exigences logistiques renforcées
Par ailleurs, la note ministérielle fixe des exigences précises pour l’organisation du CFEE. Les inspections devront notamment :
- évaluer le nombre de candidats, la capacité des centres et les enseignants mobilisables, selon les ratios retenus (deux surveillants par salle et un correcteur pour 80 copies) ;
- élaborer un schéma de déploiement en veillant à ne pas dépasser 250 candidats par centre ;
- identifier des enseignants compétents en informatique pour les fonctions de chefs de centre ou assistants de saisie ;
- anticiper les contraintes potentielles et prévoir des mesures de mitigation.
Vers une continuité renforcée du parcours scolaire
En définitive, la suppression du concours d’entrée en Sixième constitue une réforme emblématique. À travers cette décision, les autorités éducatives entendent renforcer la continuité du parcours scolaire et réduire les barrières d’accès au cycle moyen.
Les prochains mois seront déterminants pour mesurer l’effectivité de cette transformation majeure du système éducatif sénégalais.
