Lors de la cérémonie de passation de services avec son successeur, Ousmane Sonko est revenu sur son expérience à la tête du gouvernement, évoquant les lourdes responsabilités qui accompagnent la fonction de Premier ministre.
Face aux invités présents, l’ancien chef du gouvernement a décrit une charge particulièrement éprouvante. Selon lui, la Primature exige un engagement constant et une capacité à faire face à de multiples défis politiques, économiques et administratifs.
« C’est une responsabilité harassante, extrêmement exigeante, cassante », a-t-il déclaré en s’adressant à Al Aminou Lô, appelé à lui succéder.
Un sentiment de soulagement après son départ
Revenant sur les deux années passées à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a reconnu avoir ressenti un profond soulagement après la fin de ses fonctions.
« Le vendredi passé à cette heure-ci, j’ai soufflé comme jamais je n’ai soufflé », a-t-il confié, avant d’expliquer que cette période avait été « extrêmement pénible » et « extrêmement difficile » en raison du poids des responsabilités liées à la conduite de l’action gouvernementale.
Ces propos constituent l’un des témoignages les plus personnels de l’ancien Premier ministre sur son passage à la Primature, marquée par de nombreuses réformes, des défis économiques et plusieurs séquences politiques majeures.
Des encouragements à son successeur
Malgré la difficulté qu’il dit avoir éprouvée dans l’exercice de ses fonctions, Ousmane Sonko a tenu à adresser un message de soutien à Al Aminou Lô. Il a exprimé le souhait que ce dernier puisse accomplir sa mission dans les meilleures conditions et atteindre les objectifs qui lui seront assignés.
Cette passation intervient dans un contexte de recomposition institutionnelle au sommet de l’État, ouvrant une nouvelle étape dans la gouvernance du pays sous l’autorité du président Bassirou Diomaye Faye.
