Le bras de fer entre les syndicats d’enseignants et l’état du Sénégal franchit un nouveau cap à la suite des récentes coupes budgétaires opérées sur les salaires.
Le regroupement syndical G20 a exprimé un vif mécontentement après avoir constaté des ponctions sur les bulletins de paie des enseignants concernés.
Selon ses responsables, ces mesures ne relèvent pas de simples ajustements administratifs, mais traduisent plutôt une volonté assumée de confrontation de la part des autorités publiques.

Ibrahima Gaye dénonce une dérive autoritaire

Ibrahima Gaye, secrétaire général du Syndicat unique et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) et membre influent du G8, critique fermement l’attitude du gouvernement face aux revendications syndicales.
Il estime que la situation actuelle révèle un glissement autoritaire qui perturbe gravement le déroulement normal du calendrier scolaire et compromet les enseignements-apprentissages.
Dans ses déclarations, il affirme que l’absence de discussions franches entre les enseignants et l’État explique en grande partie la montée des tensions observée ces dernières semaines.

Des mesures perçues comme une stratégie de pression

Pour le responsable syndical, la réponse apportée par le gouvernement aux revendications qu’il juge légitimes se limite désormais à des ponctions salariales et à des menaces à peine voilées.
Il considère cette posture comme une forme de pression destinée à affaiblir le mouvement syndical et à décourager toute contestation organisée.
Face à ce qu’il qualifie de mépris de la part de la tutelle, le G20 annonce ainsi le dépôt imminent d’un préavis de grève afin de contraindre les autorités à revoir leur position.

Un appel au dialogue pour éviter l’année blanche

Malgré la fermeté de son ton, le G20 invite néanmoins l’État à changer d’approche afin d’éviter le spectre d’une année blanche qui pénaliserait lourdement les élèves.
Ses membres appellent à l’ouverture de concertations larges et inclusives, capables de favoriser un échange serein et constructif sur l’avenir du système éducatif national.
Ibrahima Gaye rappelle d’ailleurs que la refondation de l’école sénégalaise, régulièrement évoquée par les autorités, ne pourra aboutir dans un climat de contrainte et de tensions permanentes.
Selon lui, seule une collaboration sincère entre les acteurs permettra de restaurer le calme, de garantir la sérénité dans les établissements et d’assurer la réussite des élèves.

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