La Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal a annoncé une grève de 72 heures à partir du 28 mars.
Les transporteurs dénoncent une concurrence qu’ils jugent déloyale.
Ils critiquent aussi les restrictions de circulation imposées par les autorités.
Selon eux, le gouvernement reste silencieux face à leurs revendications.

Une mobilisation nationale encadrée

Réunis en assemblée générale, les syndicats ont décidé qu’aucun véhicule de transport ne circulera sur tout le territoire dès minuit le 28 mars.
Cette décision marque un bras de fer direct avec l’État sénégalais.
Fallou Samb, membre influent de la Fédération, a lancé un appel à tous les acteurs du secteur.
Chauffeurs de taxis, conducteurs de gros porteurs et véhicules interurbains doivent respecter le mot d’ordre : « Garez les véhicules ».

Des revendications portées par le mécontentement

Cette grève suit l’expiration d’un préavis resté sans réponse satisfaisante du gouvernement.
Les syndicats dénoncent l’absence de concertation sur des réformes qui touchent directement leurs revenus.
Ils pointent la concurrence des applications de transport internationales.
Fallou Samb fustige ces plateformes étrangères qui contournent les licences obligatoires et créent une injustice économique.
Selon lui, le transport en commun au Sénégal doit respecter des règles strictes pour protéger les opérateurs nationaux.

Une réglementation contestée

Les transporteurs contestent aussi l’interdiction des Toyota Hiace entre minuit et 5 heures du matin.
Ils jugent cette mesure discriminatoire et déconnectée des chiffres réels de la mortalité routière.
Ils estiment que l’État doit prendre en compte leurs avis avant toute décision.
Fallou Samb rappelle que « rien ne peut se faire sans nous », soulignant le rôle essentiel des transporteurs.

Ce mouvement traduit une tension croissante entre le gouvernement et les transporteurs.
Ils revendiquent reconnaissance, concertation et justice économique pour protéger leurs intérêts dans un secteur vital pour le pays.

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