Longtemps associées aux pays développés, les maladies non transmissibles frappent désormais l’Afrique de plein fouet. Diabète et hypertension artérielle avancent silencieusement et provoquent des dégâts considérables.

Lors d’un webinaire destiné aux médias, le docteur Nikumana Soudi, boursier de la Fondation Merck, a dressé un tableau préoccupant de la situation. À cette occasion, il a également proposé des pistes concrètes pour freiner cette progression.

Le diabète, une maladie aux lourdes conséquences

D’après le spécialiste, le diabète résulte d’un dysfonctionnement de l’insuline, ce qui entraîne une accumulation excessive de sucre dans le sang et détériore progressivement les organes. Trois formes principales existent.

Le type 1 touche majoritairement les enfants et les adolescents. Le type 2, étroitement lié au mode de vie, représente environ 80 % des cas. Quant au diabète gestationnel, il apparaît durant la grossesse.

Une vigilance particulière s’impose face aux signes annonciateurs. Soif intense, urines fréquentes la nuit, fatigue persistante et troubles de la vision doivent alerter. En l’absence de traitement, les complications deviennent graves : accidents vasculaires cérébraux, cécité, insuffisance rénale nécessitant une dialyse, voire amputations liées à des plaies chroniques.

L’hypertension, un risque souvent ignoré

Souvent associée au diabète, l’hypertension artérielle accroît fortement les risques cardiovasculaires. Une pression dépassant 140/90 mmHg confirme le diagnostic.

Son caractère asymptomatique rend la situation particulièrement dangereuse. Une personne peut se croire en bonne santé alors que ses vaisseaux sanguins subissent déjà une pression excessive.

Si l’âge et la génétique échappent au contrôle individuel, de nombreux facteurs restent modifiables. Une alimentation trop riche en sel et en graisses saturées, combinée à la sédentarité, favorise largement l’apparition de la maladie.

Prévention : des gestes simples mais essentiels

Face à ces menaces, un changement de comportement s’avère indispensable. L’adoption d’une alimentation équilibrée constitue la première étape. Les huiles végétales, les avocats et les légumes frais doivent être privilégiés, tandis que les sucres rapides, les sodas, les pâtisseries et le beurre doivent être limités.

La consommation de sel ne doit pas dépasser cinq grammes par jour afin de préserver la tension artérielle. Par ailleurs, 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, soit environ 30 minutes quotidiennes, réduisent considérablement les risques.

Le respect strict des prescriptions médicales demeure enfin crucial. Même en l’absence de symptômes visibles, la prise régulière des médicaments protège contre les complications sévères.

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