Le gouvernement tchadien franchit un cap majeur dans sa politique éducative. À partir de la prochaine rentrée, les autorités imposent l’enseignement de l’arabe dans l’ensemble des établissements, au même titre que le français, dans une logique de bilinguisme intégral.

Une réforme structurante du système éducatif
Le Tchad engage une réforme d’envergure de son système éducatif en rendant obligatoire l’enseignement de la langue arabe dans toutes les écoles du pays. Cette décision marque une évolution significative dans l’organisation des apprentissages et dans la politique linguistique nationale.

Dans une circulaire officielle, le ministre de l’Éducation nationale, Mahamat-Ahmad Alhabo, qualifie cette orientation de « bilinguisme intégral obligatoire ». À travers cette mesure, les autorités entendent renforcer l’équilibre entre les deux principales langues d’enseignement.

Un statut équivalent au français
Le ministère précise clairement les modalités d’application de cette réforme. Désormais, les établissements scolaires devront enseigner l’arabe avec le même volume horaire et le même coefficient que le français.

Selon la circulaire, l’enseignement de l’arabe ne peut plus être considéré comme une discipline optionnelle. Il devient une composante centrale du cursus scolaire, conformément aux principes d’égalité et d’équité linguistique défendus par les autorités éducatives.

Une mise en œuvre encadrée par l’administration
Pour garantir l’effectivité de cette mesure, la Direction générale des enseignements, des apprentissages et de la promotion civique a été chargée de superviser son application.

Cette structure travaillera en coordination avec les services déconcentrés afin de prendre toutes les dispositions nécessaires à une mise en œuvre effective sur l’ensemble du territoire. Cela inclut notamment l’adaptation des programmes, la mobilisation des enseignants et le suivi de l’exécution dans les établissements.

Vers un nouveau modèle linguistique scolaire
En imposant un bilinguisme institutionnalisé, les autorités tchadiennes cherchent à redéfinir les fondements du système éducatif. Cette réforme pourrait ainsi transformer durablement les pratiques pédagogiques et renforcer la place de l’arabe dans la formation des élèves, tout en maintenant le rôle du français comme langue d’enseignement.

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