Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, Mody Guiro, prévient que les syndicats pourraient relancer la lutte sociale si l’État ne respecte pas ses engagements. Dans une interview sur Radio Sénégal, il a rappelé que le pacte de stabilité sociale, signé il y a près d’un an, repose sur le dialogue et la confiance mutuelle.
Des syndicats patients mais vigilants
Invité de l’émission En Vérité, Mody Guiro a rappelé que les syndicats ont jusqu’à présent honoré leur engagement en faveur de la stabilité sociale. Toutefois, certaines situations, notamment les licenciements, menacent de raviver les tensions. « Nous avons beaucoup patienté et nous avons respecté notre parole. Mais là, c’est trop », a-t-il déclaré, exprimant l’impatience des centrales syndicales face à l’absence de réponses concrètes de l’État.
Un plan d’action imminent
Le secrétaire général a annoncé qu’un point de presse se tiendra le 12 mars 2026 pour présenter le plan d’action des centrales syndicales. Ce plan pourrait inclure une grève générale. « Nous n’écartons pas une grève générale », a averti Mody Guiro, appelant les autorités à tenir leurs engagements pour éviter une escalade des tensions sociales.
Le dialogue comme socle de la stabilité
Pour conclure, le leader syndical a insisté sur le rôle central du dialogue dans le maintien de la stabilité sociale : « La stabilité sociale repose sur le dialogue et non sur les menaces », a-t-il souligné, réaffirmant la volonté des syndicats de privilégier la concertation tout en restant prêts à agir si nécessaire.
