À Brazzaville, les agents électoraux ont terminé le dépouillement dans les bureaux de vote du quartier des Quinze, réputé favorable au président sortant. Les responsables ont inscrit les résultats à la craie sur des tableaux noirs. Cependant, aucun citoyen ni observateur n’est resté pour surveiller les opérations ou photographier les résultats afin de les partager en ligne.

Une coupure d’internet qui suscite des interrogations

La coupure des communications et d’internet a marqué cette journée électorale en République du Congo. Pour l’instant, les candidats et les observateurs électoraux n’ont pas encore réagi officiellement à cette décision.

Dans les rues de la capitale, plusieurs habitants ont exprimé des avis partagés. Certains citoyens dénoncent une mesure qui empêche la circulation de l’information pendant le scrutin.

Des bureaux de vote ouverts avec du retard

Dans plusieurs quartiers de Brazzaville, les responsables des bureaux de vote n’ont pas pu lancer les opérations à 7 heures, l’heure officielle. Ils ont attendu parfois plus d’une heure avant de recevoir tout le matériel électoral.

Dans les quartiers favorables au président comme Poto-Poto, Ouenzé et Talangaï, ainsi que dans les quartiers réputés contestataires comme Makélékélé ou Bas-Congo, les électeurs sont arrivés progressivement dans les bureaux de vote. Contrairement aux attentes, aucune longue file d’attente ne s’est formée.

Les autorités ont limité les activités dans la ville. Les habitants n’ont constaté ni circulation importante, ni cérémonies religieuses, ni activités publiques en dehors du vote.

L’opposition divisée face au scrutin

Pour cette élection présidentielle, la majorité au pouvoir a multiplié les appels à la participation afin de lutter contre l’abstention.

De son côté, une partie de l’opposition qualifie le scrutin de « simulacre d’élection » et appelle les électeurs au boycott. L’opposition parlementaire adopte une position plus neutre et invite les Congolais à voter « en leur âme et conscience ».

Des citoyens partagés sur la participation

Certains électeurs ont choisi de voter malgré les critiques. Sébastien, qui s’est rendu aux urnes dans le sixième arrondissement, affirme avoir simplement exercé son devoir civique. Selon lui, chaque citoyen doit participer et choisir le candidat qu’il juge capable de diriger le pays.

D’autres habitants refusent toutefois de participer au scrutin. Vivienne, une diplômée de 33 ans sans emploi, affirme boycotter le vote car elle estime que la démocratie ne fonctionne pas réellement dans le pays. Elle explique qu’elle attend un président capable d’améliorer la situation économique et sociale au Congo.

Georges, un autre habitant, critique surtout la coupure d’internet. Il estime que cette décision pourrait empêcher les citoyens d’accéder à la véritable information sur le déroulement du scrutin.

Difficulté à obtenir des informations depuis l’intérieur du pays

La coupure d’internet et du téléphone rend également difficile l’accès aux informations en provenance des autres régions de la République du Congo. Les organisations de la société civile, qui avaient prévu de communiquer leurs observations à la fin du vote, restent injoignables.

Pour l’instant, les autorités électorales n’ont pas encore annoncé la date de publication des résultats officiels de cette élection présidentielle.

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