Le Conseil des ministres a opéré un vaste mouvement dans le secteur de la santé au Sénégal. À la tête de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique, Alioune Ibnou Talib Diouf cède sa place à Aïssatou Sougou. Une décision saluée par le député Guy-Marius Sagna, qui revendique une alerte précoce.
Un changement à la tête de l’ARP
Le gouvernement a procédé à un remplacement à la direction de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique.
Ainsi, Aïssatou Sougou succède à Alioune Ibnou Talib Diouf.
Cette décision s’inscrit dans un réaménagement plus large du secteur de la santé, acté lors du Conseil des ministres.
Une réaction offensive du député Guy-Marius Sagna
Dans un message publié sur X, Guy-Marius Sagna a exprimé sa satisfaction.
Il affirme avoir alerté dès mars 2025 sur la nomination de l’ancien directeur général.
« Le gouvernement en limogeant aujourd’hui le DG de l’ARP m’a donné raison », a-t-il écrit.
Des alertes restées sans réponse
Le député indique avoir adressé une question écrite au gouvernement pour demander l’annulation de la nomination.
Selon lui, cette démarche est restée sans réponse pendant plusieurs mois.
Il évoque également des accusations antérieures visant Alioune Ibnou Talib Diouf, notamment liées à un présumé trafic de médicaments.
Un appel à renforcer le contrôle parlementaire
Guy-Marius Sagna insiste sur le rôle du député comme lanceur d’alerte institutionnel.
Il critique la posture du ministère de la Santé, qu’il accuse de ne pas avoir réagi à temps.
Enfin, il réaffirme son engagement à poursuivre le contrôle de l’action gouvernementale, au nom des principes de « Jub Jubal, Jubbanti ».
Cette prise de position intervient dans un contexte où la gouvernance du secteur pharmaceutique reste sous forte attention au Sénégal.
