Placés sous mandat de dépôt dans le cadre de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie », le chroniqueur Kader Dia et deux autres journalistes ont passé leur première nuit en détention. Conduits au tribunal dans des conditions strictes, ils ont attendu de longues heures avant d’être présentés au magistrat instructeur, dans une atmosphère particulièrement lourde.

Une arrivée sous haute surveillance
Les autorités ont conduit tôt le matin Kader Dia, chroniqueur à la Sen TV, ainsi que les journalistes Ousmane Kadior Cissé (7Tv) et Pape Gaye Tall (Kéwoulo) au tribunal. Installés à bord d’un pick-up de la gendarmerie, les mis en cause sont arrivés visages masqués et mains menottées, sous étroite surveillance.

Ensuite, les forces de l’ordre les ont placés dans la cave du tribunal, où ils ont dû patienter durant de longues heures, selon les informations rapportées par L’Observateur dans son édition du mardi 31 mars.

Une attente prolongée avant l’audition
Ce n’est qu’aux alentours de 16 heures que les autorités ont extrait les trois hommes pour les présenter au magistrat instructeur. Entre-temps, l’attente s’est prolongée dans des conditions jugées éprouvantes.

D’après le quotidien du Groupe Futurs Médias, cette situation a contribué à installer une tension palpable tout au long de la journée.

Une atmosphère pesante, un moment de faiblesse
Dans ce contexte particulièrement lourd, la pression a fini par atteindre Kader Dia. Juste avant son audition devant le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, le chroniqueur a craqué et a fondu en larmes.

Ainsi, cette première comparution s’est déroulée dans un climat chargé d’émotion, illustrant la gravité de la procédure en cours.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *