Au Sénégal, les transporteurs ont entamé, lundi 30 mars, une grève de 72 heures pour exiger la satisfaction de leurs revendications par les autorités.

Selon Fallou Samb, secrétaire général du Syndicat des professionnels des transports routiers, le mouvement a été largement suivi à travers le pays. « La grève a réussi à 95 % sur l’ensemble du territoire, avec 99 % dans les régions et environ 80 % à Dakar », a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal L’Observateur.

Malgré quelques perturbations liées à des pressions exercées sur certains chauffeurs pour continuer à travailler, le syndicaliste se dit satisfait de la mobilisation.

Conscient des difficultés engendrées pour les populations et l’économie, Fallou Samb affirme toutefois que la grève reste le seul moyen de pression face au manque de dialogue avec les autorités. « C’est un droit constitutionnel », a-t-il rappelé.

Les transporteurs dénoncent notamment l’insécurité sur les routes, le harcèlement et la corruption, ainsi que le refus de reconnaître certaines structures syndicales. Ils réclament également l’application des accords déjà conclus avec l’État, en particulier la réduction des points de contrôle.

Le mouvement pourrait être prolongé au-delà des 72 heures si aucune négociation n’est engagée. Les syndicalistes se disent déterminés à poursuivre la mobilisation jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *