Sous des tentes dressées pour l’occasion, Kazungu Kabahizi célèbre la fin de son parcours de réinsertion au Rwanda. Ancien combattant ayant quitté son pays en 1994, il avait rejoint des groupes armés, dont les FDLR, actifs dans l’est de la République démocratique du Congo.

Il explique avoir pris la décision de fuir après de violents affrontements avec le M23. « Beaucoup de mes compagnons étaient morts ou blessés. J’ai compris qu’il fallait partir, même si c’était très risqué », raconte-t-il.

Un programme de réinsertion encadré

De retour au Rwanda, les anciens combattants suivent un processus de réintégration au centre de Mutobo. Ils y reçoivent des formations en éducation civique et un accompagnement pour faciliter leur retour à la vie civile.

Selon la Commission rwandaise de démobilisation et de réinsertion (RDRC), plus de 12 000 personnes ont déjà bénéficié de ce programme depuis 2001.

Un défi d’acceptation sociale

Pour Valérie Nyirahabineza, la réussite de cette réinsertion passe aussi par l’acceptation des communautés.

« Il faut préparer les familles et les populations à les accueillir. Lorsqu’ils déposent les armes, ils doivent bénéficier du doute », souligne-t-elle.

Retour progressif à la vie civile

À l’issue du programme, les anciens combattants retournent progressivement dans leurs villages, notamment dans le district de Rubavu, à la frontière de Goma.

Ce processus vise à tourner la page des conflits armés et à favoriser une réintégration durable dans la société rwandaise.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *