En marge du Conseil des ministres du 1er avril 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de refonder les filières scientifiques dans le cadre de l’Agenda national de Transformation.
Selon lui, le développement du pays passe par la formation d’un grand nombre de profils techniques, notamment des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs capables de porter les projets structurants.
Un déséquilibre préoccupant
Le chef du gouvernement s’est appuyé sur les résultats du baccalauréat 2025 pour illustrer ce déséquilibre. Sur 77 388 admis, seuls 15 888 proviennent des filières scientifiques, contre 59 575 issus des séries littéraires.
Il a également souligné que certaines académies, comme Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou, n’ont présenté aucun candidat au baccalauréat technique.
Adapter la formation aux besoins de l’économie
Pour Ousmane Sonko, cette situation traduit une inadéquation entre le système éducatif et les besoins réels de l’économie, notamment dans des secteurs clés comme l’agriculture, la santé, l’énergie ou encore l’industrie.
Des mesures annoncées
Face à ce constat, le Premier ministre a donné plusieurs instructions :
- Réformer les mécanismes d’orientation pour mieux valoriser les filières scientifiques ;
- Adapter l’offre de formation aux besoins du marché ;
- Augmenter le taux d’élèves dans les filières techniques de 2 % à 15 % en cinq ans ;
- Développer les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
À travers ces mesures, le gouvernement ambitionne de renforcer les compétences scientifiques et techniques pour accompagner la transformation du Sénégal.
