La procédure judiciaire visant Demba Ngom connaît une évolution favorable. Après plusieurs mois de restrictions, le jeune frère de Farba Ngom obtient la levée de son bracelet électronique, marquant une nouvelle étape vers un possible dénouement.
Une décision qui allège le contrôle judiciaire
La Chambre d’accusation financière a décidé de lever le placement sous bracelet électronique de Demba Ngom. Cette décision marque un tournant dans sa situation judiciaire. Déjà remis en liberté en décembre dernier après l’annulation de son mandat de dépôt, il bénéficie ainsi d’un nouvel assouplissement de son contrôle judiciaire.
Selon Les Échos, cette mesure confirme une tendance progressive à l’allègement des contraintes qui pesaient sur lui. Demba Ngom entrevoit désormais une issue plus favorable dans cette affaire.
Une bataille judiciaire remportée par la défense
Dans un premier temps, le juge d’instruction Idrissa Diarra avait rejeté la demande de mainlevée. Toutefois, les avocats de Demba Ngom, dirigés par Me Alassane Cissé, ont contesté cette décision devant la juridiction compétente.
En appel, ils ont convaincu la Chambre d’accusation en mettant en avant l’existence de « contestations sérieuses » concernant les charges retenues contre leur client. La juridiction a ainsi infirmé l’ordonnance du magistrat instructeur.
Par ailleurs, tout au long de l’instruction, Demba Ngom a maintenu une ligne de défense constante. Il a fermement nié toute implication, affirmant limiter ses activités à la sous-région et n’avoir « rien à voir » avec les affaires de son frère.
Une affaire inscrite dans un dossier financier d’ampleur
Cette procédure s’inscrit dans le cadre de l’enquête visant Farba Ngom, maire des Agnam et responsable de l’Alliance pour la République (APR). Les autorités judiciaires l’ont placé sous mandat de dépôt en février pour association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux.
L’enquête porte sur un montant estimé à 31 milliards de francs CFA, identifié par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), ce qui souligne l’ampleur du dossier.
Arrestation et éléments à charge contestés
Dans le cadre de cette enquête, les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC) ont interpellé Demba Ngom en avril, sur délégation judiciaire. Lors d’une perquisition à son domicile, ils ont saisi un coffre-fort contenant 100 millions de francs CFA.
Demba Ngom a toutefois soutenu que ces fonds provenaient de ses activités commerciales. De leur côté, les enquêteurs soupçonnaient qu’il détenait cet argent pour le compte de son frère.
Poursuivi pour complicité d’escroquerie et blanchiment de capitaux, il a été placé sous mandat de dépôt fin avril, en même temps que son co-inculpé Abdou Aziz Kane. Après plusieurs mois de détention, les deux hommes ont obtenu une liberté provisoire en décembre, assortie d’un placement sous surveillance électronique.
Vers un possible non-lieu
Depuis lors, la procédure évolue en leur faveur. La décision concernant Demba Ngom intervient d’ailleurs après celle accordée à Abdou Aziz Kane, qui avait déjà bénéficié de la levée de son bracelet électronique en mars.
Désormais, la défense affiche clairement son objectif : obtenir un non-lieu. Après avoir desserré progressivement les contraintes judiciaires, les avocats entendent convaincre la justice d’abandonner définitivement les poursuites contre leur client.

