Le maire de Dakar-Plateau prône une lecture apaisée du décret de 1999
Koumpentoum – L’incident protocolaire survenu le 12 avril lors du festival Pencum Niany, opposant le préfet à des députés de PASTEF, continue de susciter des réactions. Le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, appelle à une lecture sereine des règles en vigueur et à une modernisation du cadre protocolaire.
Un appel à la rigueur et à l’apaisement
D’emblée, Alioune Ndoye invite à dépasser la polémique pour interroger les fondements du protocole républicain.
« Cet incident rappelle avec acuité la nécessité de revisiter, avec sang-froid et rigueur, les règles du protocole », a-t-il écrit, soulignant que la question dépasse le simple fait divers pour toucher au fonctionnement des institutions.
Le rappel des règles de préséance
Ensuite, l’édile rappelle que la République repose sur des normes précises, notamment le décret n°99-252 du 19 mars 1999 régissant l’ordre de préséance au Sénégal.
Selon ce texte, dans un département, le préfet incarne l’autorité de l’État et occupe la première place. Dès lors, « se lever n’est pas une soumission individuelle », mais un geste de respect envers l’institution.
Contre toute dérive autoritaire
Toutefois, Alioune Ndoye nuance cette lecture. Il insiste sur le fait que ces წეს ne doivent pas être instrumentalisées pour imposer une domination.
Il déplore notamment les invectives et les menaces, estimant que le protocole doit rester un « langage discret de l’harmonie » entre les acteurs publics.
Vers une adaptation aux réalités actuelles
Par ailleurs, le maire de Dakar-Plateau juge nécessaire de réformer ce cadre réglementaire.
Vingt-sept ans après son adoption, il estime que la décentralisation a profondément modifié l’équilibre institutionnel. Il propose ainsi de revaloriser le rôle du maire lors des cérémonies organisées dans sa commune.
Clarifier les règles pour éviter les tensions
En conclusion, Alioune Ndoye plaide pour une clarification des textes afin d’éviter que les élus locaux ne se sentent « relégués sur leur propre territoire ».
Dès lors, une réforme du protocole pourrait, selon lui, permettre d’adapter les règles aux réalités actuelles et de prévenir de nouveaux incidents.
