Impliquée dans une affaire de détournement présumé de fonds, l’influenceuse sénégalaise Ndèye Fatou Diatta, alias « Ndéya Beauty », a été entendue par la Brigade de Recherches de Faidherbe. L’enquête, déclenchée par une première plainte, a révélé un système de tontine en ligne ayant fait plusieurs victimes.

Une plainte à l’origine de l’enquête

Tout commence avec la plainte déposée par R. Ndiaye auprès de la Brigade de Recherches de Faidherbe, relevant de la compagnie de gendarmerie de Dakar. Rapidement, les enquêteurs identifient Ndèye Fatou Diatta, commerçante et influenceuse active sur TikTok sous le pseudonyme « Ndéya Beauty », comme principale mise en cause.

Dans le cadre de ses activités, elle gérait une tontine en ligne dont les mises journalières variaient entre 12 000 et 50 000 francs CFA. Ce système, largement répandu, reposait sur la confiance entre les participantes.

Des paiements interrompus et des explications contestées

Cependant, la situation se complique lorsque l’organisatrice met fin à ses activités en décembre 2025. Elle évoque alors des problèmes de santé qui auraient perturbé le recouvrement des cotisations.

Or, à l’échéance prévue en février 2026, plusieurs participantes constatent qu’elles n’ont pas été remboursées. Face à ces manquements, les contestations se multiplient et alimentent les soupçons.

Une audition et des aveux partiels

Convoquée le 23 avril 2026, Ndèye Fatou Diatta se présente devant les enquêteurs. Lors de son audition, elle reconnaît avoir rencontré des difficultés dans la gestion des fonds. Néanmoins, elle conteste certains montants réclamés par des plaignantes, évoquant des divergences dans les calculs.

Une affaire amplifiée par les réseaux sociaux

Par ailleurs, la médiatisation de son audition sur les réseaux sociaux accélère la propagation de l’affaire. De nouvelles victimes se manifestent dans les jours qui suivent, élargissant considérablement le dossier.

Au terme des investigations, les enquêteurs recensent onze plaignantes. Le préjudice total est désormais estimé à 42 750 000 francs CFA.

Une garde à vue prolongée avant présentation au procureur

Placée en garde à vue, la mise en cause affirme sa volonté de rembourser les sommes dues. Elle sollicite un délai afin de mobiliser des fonds, notamment par la vente de ses biens et avec l’aide de proches.

Toutefois, compte tenu de la gravité des faits et du nombre croissant de victimes, les autorités décident de prolonger sa garde à vue.

Elle doit être présentée au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar dès lundi prochain.

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