Inculpé pour des faits d’une extrême gravité, Ismaïla Diallo a été placé sous mandat de dépôt à Dakar. Derrière ce nom, les enquêteurs ont mis au jour un profil inquiétant, lié à des réseaux jihadistes et à des figures emblématiques du terrorisme international.
Une première nuit en détention après une inculpation lourde
À la suite d’une information judiciaire requise par le parquet, le doyen des juges a inculpé Ismaïla Diallo et l’a immédiatement placé sous mandat de dépôt. Ainsi, après son transfert à Dakar sous haute escorte, il a passé sa première nuit en prison.
Par ailleurs, les autorités judiciaires le poursuivent pour plusieurs chefs d’accusation particulièrement graves. Parmi eux figurent notamment l’« association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste », la participation à un groupe armé ainsi que l’« apologie du terrorisme ».
Une enquête relancée par l’exploitation de ses téléphones
Au départ, les éléments de l’enquête semblaient relever de délits de droit commun. En effet, la Brigade de recherches de Saint-Louis avait initialement interpellé le suspect pour « diffusion de fausses nouvelles » et « outrage au ministère de plusieurs cultes ».
Cependant, la procédure a pris une toute autre tournure lorsque les enquêteurs ont exploité ses deux téléphones. Grâce à ces analyses, ils ont découvert qu’Ismaïla Diallo utilisait le pseudonyme « Abou Oussama al Sénégalais » au sein d’un groupe WhatsApp crypté.
De plus, les membres de ce groupe communiquaient sous des noms de guerre, ce qui a rapidement renforcé les soupçons des autorités.
Des connexions inquiétantes avec des figures du jihadisme
Dans la foulée, les investigations menées par la Division des investigations criminelles (DIC) ont révélé des éléments jugés particulièrement troublants. Les enquêteurs ont notamment établi des liens entre le mis en cause et Assane Diène, un Sénégalais qui avait rejoint des zones de conflit en Libye et au Nigeria entre 2014 et 2015, avant d’être tué au combat.

