Dans la banlieue de Dakar, une affaire de falsification de documents administratifs éclabousse le lutteur Mamadou Thiam, alias « Bébé Diène ».

Une identité remise en cause

Selon le quotidien Libération, les enquêteurs soupçonnent le lutteur d’avoir obtenu frauduleusement la nationalité sénégalaise. Derrière cette identité se cacherait Amadou Cheikhou Diallo, présenté comme un ressortissant guinéen.

Un adversaire déclenche l’affaire en remettant en cause sa nationalité lors d’un face-à-face.

Une fraude détectée par les autorités

La Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) identifie une anomalie majeure : un numéro d’acte de naissance déjà attribué à une autre personne.

Les enquêteurs se rendent à l’état civil de Wakhinane Nimzatt et constatent plusieurs irrégularités :

  • des pages manquantes
  • l’absence de signatures officielles
  • une numérotation incohérente

Ils jugent ces faits « extrêmement graves ».

Des aveux et un réseau structuré

Face aux enquêteurs, Mamadou Thiam reconnaît avoir obtenu frauduleusement un acte de naissance sénégalais en se faisant passer pour le fils de Boubacar Thiam.

Grâce à cette manœuvre, il obtient une carte d’identité, un passeport et une licence de lutte.

Son père présumé reconnaît également son implication. Les investigations mettent ensuite au jour un réseau structuré impliquant notamment Hamady Diallo, alias « Nini Diallo », ainsi que plusieurs complices.

Les enquêteurs identifient au moins huit faussaires présumés et placent une vingtaine de bénéficiaires sous surveillance.

Une affaire aux enjeux sensibles

Les autorités doivent déférer les suspects devant le parquet près le tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Cette affaire révèle un système de fraude potentiellement étendu, impliquant majoritairement des ressortissants étrangers ayant obtenu illégalement des documents sénégalais.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour établir les responsabilités et démanteler ce réseau, dont les implications touchent directement à la fiabilité de l’état civil et à la sécurité administrative.

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